100 M$ d’Ottawa pour la mine de potasse la plus propre au monde en Saskatchewan

Ce projet basé à Jansen, une région rurale de la Saskatchewan située à environ 140 kilomètres à l’est de Saskatoon, deviendra la mine de potasse la plus propre et à faibles émissions au monde, selon les promoteurs.

Pour l’instant, il est en cours de développement et devrait être opérationnel d’ici 2027, avec une capacité de production initiale de 4,3 à 4,5 millions de tonnes de potasse par an. Ce qui fera augmenter la production canadienne de ce minérai critique de près de 22 %.

Selon le gouvernement fédéral, ce financement aidera la société australienne BHP à réduire l’empreinte carbone de la mine et à investir dans des technologies plus respectueuses de l’environnement.

Ottawa estime que le partenariat entre le gouvernement fédéral et le géant minier BHP devrait être bénéfique pour l’environnement et l’économie. Il répondra également aux préoccupations croissantes en matière de sécurité alimentaire et de pénurie dans le monde.

Des retombées positives à long terme

Selon le président pour les minéraux d’Amérique chez BHP,  Ragnar Udd, ce financement permettra à la mine d’être à la pointe de la technologie, en adoptant des systèmes miniers intégrés et avancés pour le forage et la remontée des minéraux à la surface.

Nous nous engageons à utiliser l’eau de manière responsable, nous utiliserons 60 % moins d’eau qu’une mine moyenne en termes de production de potasse sur une base tonne par tonne , déclare Ragnar Udd lors de l’annonce du financement fédéral à Saskatoon, lundi.

Vous verrez 50 % moins de dioxyde de carbone sortir de cette mine qu’une mine de potasse traditionnelle, poursuit-il.

« Nous nous attendons à ce que Jansen génère la plus faible intensité d’émissions directes sur site de toutes les mines de potasse en Amérique du Nord. »

— Une citation de  Ragnar Udd, président pour les minéraux d’Amérique chez BHP

La firme australienne BHP prévoit d’utiliser 60 % d’équipements en moins sous terre pour la mine de Jansen, tout en étant 2,5 fois plus productive.

Elle introduira également des véhicules électriques pour les travaux souterrains, réduisant ainsi les gaz d’échappement des moteurs diesel.

L’année dernière, BHP s’est engagée à investir 7,5 milliards de dollars dans la phase 1 du projet Jansen. L’entreprise accélère les travaux de la première phase et a déjà lancé des études pour la deuxième phase.

Canada, partenaire stable sur le marché mondial

Le président-directeur général de BHP, Mike Henry, explique que le Canada est considéré comme une juridiction stable qui peut répondre à la demande mondiale croissante pour les années à venir.

Il reconnaît que l’invasion de l’Ukraine par la Russie a perturbé l’approvisionnement mondial en potasse. Il souligne donc la nécessité d’avoir un fournisseur plus stable.

« Le Canada possède certains des meilleurs gisements au monde, ainsi qu’une main-d’œuvre des plus compétentes et des forces en développement des ressources. »

— Une citation de  Ragnar Udd, président pour les minéraux d’Amérique chez BHP

Nous pensons que les besoins en potasse seront déterminés par la croissance de la population mondiale, l’amélioration des régimes alimentaires et la nécessité d’une agriculture plus durable.

Le Canada a exporté 22 millions de tonnes de potasse l’an dernier. M. Henry croit que la demande ne fera qu’augmenter.

Le projet proposé offrira des possibilités de contrats à des entreprises autochtones de la Saskatchewan.

BHP a également signé des accords d’opportunités avec six Premières Nations du sud de la province dans le but de favoriser les opportunités économiques et d’établir des partenariats

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