13 et 14 juillet : les bus et tramways arrêtés dans toute la France à partir de 22 heures

Pour prévoir ses soirées du 13 et 14 juillet, il faudra anticiper vos modes de déplacement. Dans tout le pays, sauf quelques exceptions, les bus et tramways s’arrêteront de nouveau plus tôt en soirée, a annoncé, ce mercredi, Gérald Darmanin, le ministre de l’Intérieur.

Ils ne circuleront plus dans « toutes les grandes zones urbaines » de France à partir de 22 heures. Une mesure qui vise à éviter que ces moyens de transport, pris pour cibles lors des émeutes qui ont secoué le pays après la mort de Nahel à Nanterre, ne soient détériorés.

Une décision qui avait déjà été déclenchée fin juin et début juillet lors de la semaine de violences urbaines. Plusieurs tramways avaient été attaqués voire brûlés, ainsi que des dizaines de bus à travers le pays. En revanche, les métros et RER circuleront normalement ce 13 et 14 juillet. Le ministre de l’Intérieur Gérald Darmanin a annoncé mercredi le déploiement d’un « dispositif exceptionnel » de 45 000 policiers et gendarmes les soirs des 13 et 14 juillet pour prévenir les incidents lors de la Fête nationale, dont 10 000 à Paris.

« Sécurité maximale »

Du 13 juillet au soir au 15 au matin, un total de 130 000 « policiers, gendarmes et agents » sera mobilisé, ainsi que 40 000 sapeurs-pompiers par nuit, selon le ministre. « Il s’agit de garantir une sécurité maximale pour que nos concitoyens profitent de la fête sans subir les désagréments de quelques délinquants et une grande fermeté à l’endroit de ceux qui voudraient gâcher ces nuits de festivité nationale avec une consigne d’arrestation systématique, comme je l’avais donnée » lors des nuits d’émeutes, a déclaré le ministre.

Les autorités veulent également faire respecter le décret interdisant la vente des « mortiers » d’artifice, dont « 150 000 » exemplaires ont été saisis depuis le 27 juin, a annoncé le ministre. Enfin, les manifestations « liées aux émeutes », selon Gérald Darmanin, comme celle qu’a voulu organiser samedi dernier le Comité Adama Traoré pour dénoncer les violences policières, pourront être interdites à la demande des préfets jusqu’au 15 juillet.

Plusieurs communes, notamment en Île-de-France (Nanterre, Gennevilliers, Sartrouville ou Savigny-sur-Orge) et dans le Nord (en particulier Roubaix et Mons-en-Baroeul), ont fait le choix d’annuler leur feu d’artifice, voire la totalité des festivités prévues pour la Fête nationale. En 2022, 807 personnes avaient été interpellées lors des incidents survenus dans tout le pays en marge des festivités du 14-Juillet, 749 véhicules brûlés et 55 membres des forces de l’ordre blessés, a rappelé Gérald Darmanin.


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