220 ans de l’indépendance d’Haïti – 🔴 Info Libertaire

En 2022, une série d’articles du New York Times a remis en lumière un aspect souvent évoqué par de nombreux auteurs : la rançon que la France a imposée à Haïti en 1825. Ces articles soulignent comment la France, en tant que nation esclavagiste, avec le soutien d’autres puissances esclavagistes, a réussi à escroquer plus d’une centaine de millions de francs d’or à Haïti. Cet acte visait à étouffer l’économie de cette jeune nation qui avait mis fin au système de production occidental le plus productif et le plus meurtrier de l’époque, mettant ainsi fin à l’esclavage sur son sol par la guerre.

Cette rançon exorbitante a contraint Haïti à emprunter à des banques françaises à des taux d’intérêt très élevés pour pouvoir rembourser. En effet, pour un montant initial de 150 millions de francs d’or, les intérêts ont représenté un fardeau financier considérable. Pour honorer cette dette, Haïti a dû augmenter les taxes sur le café et d’autres denrées, entraînant la décapitalisation des agriculteurs haïtiens et plongeant le pays dans une situation économique précaire.

Aujourd’hui, l’héritage de cette rançon pèse encore lourdement sur l’économie haïtienne. Selon le dernier classement des richesses des pays établi par Global Finance, Haïti se classe 167e sur 195 pays. Le débat sur le remboursement de cette somme volée est toujours d’actualité. Les difficultés économiques auxquelles Haïti est confrontée sont en grande partie attribuables à cette rançon, dont le montant actuel est estimé à plus de 40 milliards de dollars selon les économistes.

Cette situation soulève la question suivante : comment le remboursement de cette somme

pourrait-il contribuer au développement du pays, étant donné que ce montant représente une perte majeure dans l’histoire économique d’Haïti ? Le remboursement ne pourrait-il pas être considéré comme une action positive de la part de la France, contribuant ainsi à effacer l’une des pages les plus sombres de son histoire ?

Ainsi, des réflexions approfondies sur l’histoire, le contexte de cette rançon et les processus de remboursement à Haïti sont essentielles et seront abordées au cours de cette discussion.

RDV le lundi 8 janvier à 19h au bar fédératif des Clameurs !

A propos des causeries :

Les causeries des clameurs tirent leur origine des causeries de la fin du 19e au début du 20e siècle. Ces moments de rencontre étaient l’occasion pour les classes ouvrières de s’informer entre elles et de s’organiser de manière horizontale.

L’objectif de ces causeries du 21e siècle est de créer un espace social, où l’on peut échanger en dehors du cadre du travail ou du cadre amical/familial, faire société ensemble. C’est un espace où on peut confronter nos idées et nos arguments et y politiser nos vies, face à un système qui nous pousse de plus en plus à en être passif.

Chacun.e y est légitime pour prendre la parole, ou simplement écouter. Chacun.e y est légitime pour modérer la parole, dans une organisation sans hiérarchie, une organisation anarchiste.

Vous pouvez amener quelques victuailles à partager lors des causeries. Aussi bien à manger qu’à boire, même si le bar est ouvert.

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