Luis Enrique a bien eu raison de ne pas trop se plaindre, jeudi en conférence de presse, des effets néfastes des semaines internationales. Durant celle qui vient de s’écouler, le coach du PSG a certes perdu Marquinhos pour une dizaine de jours et Warren Zaïre-Emery jusqu’à fin 2023. Mais force est de constater qu’il a récupéré certains de ses joueurs gonflés à bloc. Au-delà de l’influent Fabian Ruiz et du décisif Gonçalo Ramos, c’est un Ousmane Dembélé aux jambes de feu et au style euphorisant qui a fait son retour sur le côté droit de l’attaque parisienne ce vendredi soir face à Monaco.
Car, à l’issue du premier rendez-vous de cette treizième journée de Ligue 1, il s’agit de rendre à Dembélé ce qui appartient d’ordinaire à « César », l’empereur des redresseurs de sort, ce Kylian Mbappé habitué à revêtir le costume de chevalier blanc lorsque Paris tangue. Cette fois, et ce n’est pas trop tôt, c’est « Dembouze » qui a pris le match en main. Comme si son passage en Bleu, décevant malgré son but inscrit face à Gibraltar, lui avait donné le déclic pour effacer ce début de saison aussi discutable que discuté, le numéro 10 parisien a enfin livré son match référence avec le PSG.
Faire taire les critiques
Le public du Parc attendait, comme lui sans doute, depuis des semaines de voir un Dembélé version catalane à Paname. L’ancien Barcelonais est sorti de sa boîte, comme une cerise sur un gâteau, à l’occasion de la célébration du 50e anniversaire du premier match du club, disputé le 10 novembre 1973 lors de la victoire 3-1 face au Red Star. Lui, que les observateurs ont, à juste titre, stigmatisé pour son manque d’efficacité a, cette fois, joué les professeurs dans le domaine.
Comme s’il avait décidé de rattraper le temps, de faire taire, aussi, les critiques, voilà que le natif de Vernon s’est invité sur trois des quatre buts inscrits par le PSG. Sur l’ouverture du score de Gonzalo Ramos, c’est sa frappe enveloppée du gauche, mal maîtrisée par Köhn, que le Portugais a poussé au fond des filets (18e).
C’est lui, encore, qui après avoir manqué un centre — son péché mignon — s’est arraché pour poursuivre son action, pousser Magassa à la faute dans la surface monégasque et offrir à Kylian Mbappé sa quatorzième réalisation de la saison en Ligue 1 (38e). Deux presque passes décisives qui n’ont toutefois pas eu la saveur de son acmé de la soirée : une aile de pigeon du gauche pour déposer Magassa sur l’ouverture en profondeur de Ruiz et s’en aller foudroyer Köhn d’une frappe croisée du droit (70e), un peu comme l’avait fait son pote Randal Kolo Muani mardi soir en Grèce avec les Bleus.
Une soirée parfaite pour celui qui n’avait plus trouvé le chemin des filets en club depuis la victoire du Barça en Coupe du Roi le 25 janvier face à la Real Sociedad. « Je ne me suis pas posé de question, j’ai tiré fort, même si souvent, ça ne me réussit pas, cette fois, ça a souri », a déclaré Ousmane Dembélé sur Prime Video. « Il peut s’améliorer, c’est vrai, disait le mois dernier Luis Enrique à propos de son attaquant, mais je suis amoureux de son jeu ! » Ce vendredi soir, il n’était pas le seul.
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