Guerres, violences : les traumatismes psychologiques sont un facteur de risque de l’hypertension artérielle
L’étude suggère donc un effet important et spécifique des événements traumatisants d’origine humaine (des violences humaines « avec une intentionnalité négative » nous précise l’un des auteurs, le Dr Philippe de Timary, psychiatre aux Cliniques universitaires Saint-Luc) sur l’apparition d’une hypertension – un effet qui semble plus délétère que celui des événements traumatisants d’origine naturelle.
Cet effet est également renforcé chez ceux ou celles qui présentent un « profil de régulation des émotions instable », souligne le Dr Philippe de Timary, avec « une difficulté à exprimer ou identifier les émotions propres et une tendance au blâme de soi, qui est une tendance centrale qu’on retrouve parfois chez les patients exposés aux situations traumatiques, c’est-à-dire qu’au lieu de remettre le tort sur l’agresseur, ils remettent le tort sur eux-mêmes, et ça, ça vient participer à l’expression de cette maladie particulière qui est l’hypertension artérielle ».
« Ça vient soutenir l’idée que l’organisme humain est un organisme où la part psy et la part somatique peuvent avoir des relations l’une avec l’autre », poursuit le psychiatre. « Ça soulève des pistes intéressantes en termes de traitement de ce fléau qu’est l’hypertension artérielle, l’une des causes de décès principales dans le monde ».
En conclusion, les scientifiques soulignent que les dimensions psychologiques pourraient être des facteurs clefs à prendre en compte pour un traitement préventif de l’hypertension dans les pays exposés à la violence, mais aussi chez les populations plus particulièrement exposées à des situations traumatisantes que sont les réfugiés, les migrants ou les militaires.
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