C’est un bref message adressé ce dimanche matin à notre rédaction. « Le consulat n’a pas téléphoné. »
La famille précise: « Il n’y a aucune relation entre le kidnapping d’enfants et de bébés et le conflit entre résistants combattants. Ce sont des enfants. Ils doivent être libérés sans conditions, en tout cas les premiers libérés. »
Ce dimanche matin, la famille d’Eitan est donc toujours plongée dans une attente insoutenable, cauchemardesque. Un troisième échange d’otages est prévu ce dimanche.
Vendredi, Jocelyne, la grand-mère niçoise du petit Français de 12 ans et demi emmené de force à moto, le 7 octobre, par les terroristes du Hamas en direction de l’enclave palestinienne, témoignait: « Ma fille frappe à toutes les portes. Nous ne savons pas si Eitan est vivant ou mort à cette heure. Eitan vivait avec ses parents et ses sœurs dans le kibboutz de Nir Oz, situé à quelques kilomètres de la bande de Gaza. Il était comme dans une bulle, dans un endroit bucolique, en plein air. Il était en très bonne santé. C’est un garçon toujours souriant, serviable, très attentionné. Il a une bonté extraordinaire. Si seulement je pouvais échanger ma vie contre la sienne… Prendre des enfants en otages, ce ne sont pas des crimes de guerre, ce sont des crimes tout court! Et c’est inhumain pour l’humanité tout entière. »
Libération d’otages prévue ce dimanche
Au seuil d’un troisième jour d’échange d’otages, la tension est maximale. Au total, le Hamas a remis vendredi et samedi au Comité international de la Croix Rouge (CICR) 41 otages israéliens et étrangers détenus à Gaza. Israël a libéré dans le même temps 78 prisonniers palestiniens.
L’accord, conclu mercredi 22 novembre sous l’égide du Qatar avec l’appui des États-Unis et de l’Égypte, prévoit l’échange de 50 otages du Hamas contre 150 prisonniers palestiniens tout au long des quatre jours de cette trêve, qui peut être prolongée.
Le gouvernement israélien a indiqué samedi soir disposer de la liste des personnes enlevées qui doivent être libérées dimanche, mais n’a dévoilé ni leur identité, ni leur nombre, ni l’heure prévue pour leur remise au CICR.
On ne sait pas si Eitan fait partie de ceux qui reverront leurs familles ce dimanche. En apnée, incapable de parler, la famille attend ce coup de fil du consulat.
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