On a l’habitude de le voir combatif, sérieux et concentré, bataillant sur les pelouses de Ligue 1. Pourtant, une simple évocation du Bénin suffit pour que son visage s’illumine. Né en 1994 à Parakou, dans le nord de ce petit pays d’Afrique de l’Ouest, Steve Mounié est arrivé en France à l’âge de 4 ans, du côté de Perpignan, une ville proche de son autre fief familial. Son histoire ? « Celle de la colonisation », indique-t-il. « À la base, c’est mon arrière-grand-père qui est arrivé au Bénin. Il était dans l’armée et était venu pour protéger une mine d’or dans le nord du pays. Il s’est marié à une Béninoise, mon arrière-grand-mère, avant de rentrer en France. Un de leurs fils, mon grand-père, métis, y est ensuite retourné avec ma grand-mère, blanche, où ils ont ouvert un hôtel qu’elle tient encore, cinquante ans plus tard. De fait, mon père est ce qu’on appelle là-bas un quarteron, avec un quart de sang béninois et trois quarts de sang français ».
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