Le consul de Guinée lance un appel au calme

La rencontre d’une durée de près d’une heure a permis au consul Diabaté de manifester ses préoccupations à la suite de l’événement malheureux ayant causé la mort du jeune homme. « La police est de compétence municipale. Nous voulons faire en sorte que les événements survenus ne se reproduisent plus. Nous lançons un appel au calme jusqu’à ce que l’enquête soit terminée et que l’on connaisse les tenants et aboutissants des évènements. »

Il a ajouté que « de très bonnes dispositions » ont été prises avec la police de Saguenay et que la confiance avec la communauté guinéenne a été affectée, mais non rompue. En ce sens, sans parler de tensions, Alexandre Diabaté a mentionné qu’il existe toujours des allumeurs de feu sur les réseaux sociaux en affirmant que l’appel au calme a été très bien reçu de la part de ses concitoyens.

Les discussions tenues à bâtons rompus avec les représentants de la communauté guinéenne se sont bien déroulées, d’autant plus que des actions devraient être prises par les autorités publiques pour sensibiliser l’ensemble des citoyens de Saguenay aux différences culturelles. L’UQAC accueille 53 communautés différentes en ses murs.

La mairesse Dufour a déclaré que plusieurs pistes de solutions seront mises de l’avant pour aider à une meilleure compréhension entre communautés tout en faisant savoir que les services policiers sont présents pour protéger les citoyens de toutes origines.

Depuis l’événement de mardi, Mme Dufour a précisé que 17 policiers ont fait appel au programme d’aide aux employés. Elle en a profité pour inviter toutes les personnes touchées à demander de l’aide.

Julie Dufour ainsi que le recteur de l’UQAC, Ghislain Samson, ont prêté leur voix dans un message vidéo enregistré par les étudiants présents. Plus tôt dans l’avant-midi, le consul s’était rendu à l’UQAC afin de livrer le même message pour le maintien de la paix sociale.

Samedi, une vigie est prévue en mémoire de l’étudiant abattu par les policiers. La soirée se tiendra de 17h à 20h sur la rue des Hospitalières. Elle se veut aussi une occasion de rassurer la communauté immigrante, a expliqué son organisateur, Marcellin Gbazai.

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