on a visité à Dubaï « la zone verte », qui veut régler la crise climatique

« Ce n’est pas un speech. Ce sont mes convictions. » Yvonne Winter y croit dur comme fer : le futur, c’est son hélicoptère monoplace électrique, qui permettra de « se passer de route et donc d’arrêter de bétonner la terre ». La directrice des opérations de Flynow a donc fait le déplacement jusqu’à Dubaï pour y tenir un stand, où trône fièrement son engin à hélices, dans la zone verte de la Cop28.

Un immense espace ouvert

Contrairement à la zone bleue, dans laquelle se tiennent les négociations et où il faut être accrédité, la zone verte est un espace ouvert. Aussi grand, voire plus, que son pendant « officiel ». Elle doit, selon les organisateurs de la Cop, être un lieu « où l’action collective peut transformer la politique climatique en résultats concrets ».

Ça ressemble en fait à un énorme marché à ciel ouvert, ou les entreprises viennent proposer des solutions technologiques pour lutter contre le réchauffement climatique, ou s’y adapter. Engie, Siemens, Volvo, l’Arab Petroleum Investments Corporation… La plupart des grandes entreprises ont fait le déplacement.

Une Formule-e, 100 % électriques, présentée dans la zone verte de la Cop28. | OUEST-FRANCE

Une Formule-e, 100 % électriques, présentée dans la zone verte de la Cop28. | OUEST-FRANCE

Des voiturettes de golf pour se déplacer

Pour naviguer dans la zone, les visiteurs hèlent des voiturettes de golf, mises à disposition par l’organisation. Et indiquent leur destination. Le choix est large : village des start-ups ; centre des technologies et de l’innovation ; hub de la transition énergétique, etc.

Vous souhaitez vous déplacer dans la zone verte ? Hélez donc une voiturette de golf ! | OUEST-FRANCE

Vous souhaitez vous déplacer dans la zone verte ? Hélez donc une voiturette de golf ! | OUEST-FRANCE

Dans le pavillon « Tech », vous pouvez notamment assister à « un débat extraordinaire avec des géants de la technologie tels que Microsoft et Google », qui explique comment l’IA va pouvoir jouer un rôle « remarquable » dans la lutte contre le changement climatique, nous glisse l’hôtesse d’accueil.

Maintien de l’ordre et capture de carbone

Mais, également, découvrir les dernières solutions « durables » en termes de maintien de l’ordre de l’émirat d’Abu Dhabi. « Des bâtiments économes en énergie, des panneaux photovoltaïques dans les parkings, et une baisse d’émissions [de CO2] des patrouilles », note la brochure, alors que plusieurs policiers bavardent autour d’une moto électrique.

Dans le village des start-ups, sont présentées les dernières méthodes de capture de carbone, d’eau, ou d’amélioration de la qualité de l’air. Le tout donne l’impression que la technologie pourra contrer à elle seule le changement climatique. Une idée combattue depuis de nombreuses années par les chercheurs qui étudient le climat. C’est « un pari fou », nous expliquait Christophe Cassou, climatologue, en mars dernier, pour qui il vaut mieux chercher à « questionner nos modes de vie pour transiter vers un mode de vie bas carbone ».

Et l’associatif, dans tout ça ?

La zone verte porte pourtant en elle des promesses associatives, nous rappelle une activiste, elle aussi dubitative face à certaines solutions technologiques promues ici. « Ça arrivera, mais pas avant le 4 décembre », explique Hélène Daniel, directrice de la Sorbonne Dubaï. Pour l’instant, c’est l’heure des chefs d’État, de leurs intentions pour les négociations. La Cop des associations attendra encore un peu.

Crédit: Lien source

Les commentaires sont fermés.