DIRECT. Attaque au couteau à Paris : trois personnes « de l’entourage » de l’assaillant actuellement en garde à vue

Trois personnes de l’entourage de l’assaillant en garde à vue

Trois « membres de l’entourage » d’Armand Rajabpour-Miyandoab, Franco-Iranien de 26 ans qui a tué à coups de couteau un touriste germano-philippin samedi soir près de la tour Eiffel à Paris, sont actuellement en garde à vue, a indiqué dimanche le parquet national antiterroriste.

5200 personnes connues pour radicalisation en France, 20% avec des troubles psychiatriques

Environ 5 200 personnes sont connues pour radicalisation en France, dont 1 600 personnes sont particulièrement surveillées par la Direction générale de la sécurité intérieure (DGSI), selon une source au sein du renseignement, qui précise que 20% de ces 5 000 personnes ont des troubles psychiatriques.

Une conférence de presse à 19h30 

Le procureur national antiterroriste Jean-François Ricard tiendra une conférence de presse dimanche à 19h30, après l’attaque mortelle au couteau commise samedi soir dans la capitale, près de la tour Eiffel, a annoncé le parquet national antiterroriste dans un communiqué. La conférence se tiendra au tribunal judiciaire de Paris.

Le Conseil français du culte musulman (CFCM) appelle les musulmans à la « vigilance »

Le Conseil français du culte musulman a appelé dimanche à la « vigilance » les « musulmans de France », redoutant que l’attaque meurtrière de samedi soir à Paris près de la Tour Eiffel ne soit « instrumentalisé(e) par des officines d’extrême droite ». « Il est à craindre que ce drame tragique soit également instrumentalisé par des officines d’extrême droite pour exacerber les tensions et stigmatiser toute une communauté », souligne l’instance représentative des musulmans dans un communiqué, comme cela a été le cas selon elle après le récent décès d’un jeune homme lors d’un bal dans la Drôme.

Emmanuel Macron a demandé à la Première ministre d’organiser une réunion sécuritaire ce dimanche après-midi

Libération indique qu’une réunion sécuritaire doit se tenir ce dimanche 3 décembre après-midi à Matignon autour d’Elisabeth Borne à la demande d’Emmanuel Macron. Sont convoqués à ce rendez-vous les ministres de l’Intérieur, Gérald Darmanin, de la Justice, Eric Dupond-Moretti, et de la Santé, Aurélien Rousseau.

Le terroriste était soumis à un suivi psychiatrique selon Aurélien Rousseau 

Il avait un suivi qui n’était pas un suivi où il devait être hospitalisé, il devait suivre un traitement », a relevé le ministre de la Santé. « Comme souvent dans ces affaires, s’entremêlent une idéologie, une personnalité influençable et malheureusement la psychiatrie. Même si on a largement renforcé depuis quelques années les liens entre psychiatres et les autorités qui suivent ces personnes radicalisées, ça ne nous permet pas de savoir quel est le jour et l’heure du passage à l’acte », a-t-il souligné.

Marine Tondelier (EELV) déplore la « dispersion des forces » au sein du renseignement

La patronne des écologistes, Marine Tondelier, a posé dimanche la question des « priorités des services de renseignement », après l’attaque au couteau à Paris, regrettant la « dispersion des forces », en raison, selon elle, du dévoiement par le gouvernement du mot « terroriste ». « Quand on voit le nombre de fichés S pour une action écolo devant une banque ou sur un tarmac d’aéroport, j’ai l’impression qu’il y a une vraie dispersion des forces des services de renseignement », a affirmé Mme Tondelier sur le plateau de Questions politiques (France Inter/franceinfo/Le Monde).

Menace sur les Jeux Olympiques? 

« Je pense qu’il ne serait pas complètement absurde, et j’imagine que ça doit être fait de penser à un éventuel plan B, si les actes terroristes devaient perdurer sur notre pays », a lancé le vice-président de la région Île-de-France, Frédéric Péchenard. « C’est au ministre de l’Intérieur et au gouvernement de prendre des décisions », a ajouté l’ancien directeur général de la Police nationale sous la présidence de Nicolas Sarkozy.

Des nouvelles rassurantes des deux personnes blessées au marteau

« Les deux personnes blessées dans la deuxième phase d’attaque, avec un marteau de ce terroriste, sont aujourd’hui (dimanche) en bonne santé », a déclaré le ministre de la Santé Aurélien Rousseau sur France 3, en indiquant qu’il n’y avait « pas de pronostic vital » engagé les concernant.

Où se déroule la garde-à-vue du terroriste?

La garde à vue de l’assaillant présumé se déroule au Bastion, collé au tribunal judiciaire aux Batignolles, où se trouvent le siège et les services de la Direction régionale de la police judiciaire de la préfecture de police de Paris.

L’assaillant voulait mourir, selon BFMTV 

D’après des sources concordantes à BFMTV, au moment de son interpellation, l’assaillant a dit vouloir mourir à la fin de son action. Cette information confirme l’hypothèse de la volonté de l’assaillant d’un « suicide by cops », un « suicide par policier », en poussant les forces de l’ordre à user de leur arme à feu. Le suspect avait notamment affirmé avoir des explosifs sur lui.

Qui sont les victimes de cet attentat? 

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« Une nouvelle attaque terroriste vient frapper notre ville » déplore Anne Hidalgo 

La maire de Paris, Anne Hidalgo, a déploré sur Whatsapp « une nouvelle attaque terroriste [qui] vient de frapper notre ville » et rend hommage aux policiers qui ont « réagi si rapidement » et aux pompiers et services de secours, qui ont « immédiatement pris en charge les blessés ». Anne Hidalgo dit également adresser »toutes [ses] pensées aux victimes ainsi qu’à leurs familles ».

La garde à vue de l’assaillant a commencé 

Selon une source proche de l’enquête à BFMTV, l’assaillant aurait renouvelé en garde à vue le discours qu’il a tenu lors de son interpellation. Il a ainsi évoqué la persécution des musulmans, notamment en Palestine. Ce régime de garde à vue peut durer jusqu’à 96h, quatre jours, puisque le motif d' »assassinat et tentative d’assassinat en relation avec une entreprise terroriste » et celui d' »association de malfaiteurs terroriste criminelle » a été retenu par le Parquet national antiterroriste.

Un assaillant « en lien avec toute la « djihadosphère » selon le Parisien

Le Parisien révèle que l’auteur de l’attaque de Paris était en lien avec les terroristes de l’attaque contre le père Hamel à Saint-Etienne du Rouvray en 2016 et ceux de l’attentat de Magnanville contre des policiers.

Le terroriste ne prenait plus son traitement pour ses troubles psychiatriques

Suivi pour des troubles pouvant créer des hallucinations et des « idées délirantes », le terroriste aurait arrêté de suivre son traitement depuis plusieurs mois.

Un homme « autoradicalisé »

L’auteur des faits n’est pas issu d’une famille musulmane, il se serait converti à l’Islam et à la mouvance islamiste.

« Une attaque pour tuer » selon l’urgentiste Patrick Pelloux 

Le médecin urgentiste Patrick Pelloux est intervenu pour prendre en charge les victimes, il a assuré aux micros de LCI qu’il s’agissait « d’une attaque pour tuer ».

Une vidéo de revendication tourne sur les réseaux sociaux

Selon BFMTV, une vidéo signée de l’assaillant aurait été diffusée, elle revendiquerait l’attentat, au nom de tous les musulmans tués en Afghanistan et au Pakistan.

L’interpellation de l’assaillant

Ce sont des policiers du 7e arrondissement qui ont interpellé le terroriste avenue du Parc de Passy. L’assaillant les aurait menacé avec son arme, assurant détenir des explosifs. Mais l’un des policiers a réussi à le neutraliser à l’aide de son taser.

Qui sont les victimes? 

Un couple de touristes allemands a été touché. L’homme, né en 1999, est décédé des coups de couteau. Il serait né aux Philippines. La femme « n’a pas été attaquée physiquement » mais est « extrêmement choquée », selon Gérald Darmanin. Deux autres personnes ont été agressées: « une personne serait blessée d’un coup de marteau au niveau de l’œil et une autre serait particulièrement choquée », selon le ministre de l’Intérieur Gérald Darmanin. Les deux sont un Français, âgé d’une soixantaine d’années, et un touriste étranger, a-t-il précisé.

L’assaillant avait déjà été condamné 

Cet homme avait déjà été interpellé en 2016 par la Direction générale de la sécurité intérieure (DGSI) pour un projet d’action violente à La Défense, à l’ouest de Paris.Le terroriste avait été condamné à cinq de prison et en est sorti en 2020, a précisé une source sécuritaire à l’AFP. Il avait été placé sous contrôle judiciaire et sous Micas, un dispositif administratif assorti de mesures comparables à celles d’un contrôle judiciaire, et visant à prévenir des actes de terrorisme.

Connu pour troubles psychiatriques et islamisme radical, il avait suivi un traitement médical psychiatrique tout au long de sa détention et après sa sortie. « Les premiers mois étaient encourageants », il semblait s’être « détaché de la religion » après sa remise en liberté, selon une source sécuritaire.

Le témoignage d’un homme installé dans un bar près de l’attaque

Joseph S., 37 ans, manager en grande surface, a assisté à la scène, installé dans un bar en face du pont. Alors qu’il fumait la chicha avec un ami, il a entendu des cris et des gens crier « au secours, au secours » et qui couraient. Il décrit un homme « avec un marteau dans la main » qui agresse un homme. Toujours selon ce témoin, en « 5-10 minutes », la police est arrivée.

Le parquet antiterroriste a été saisi, une enquête pour assassinat et tentative d’assassinat a été ouverte

Le Pnat (Parquet national antiterroriste) a indiqué à l’AFP avoir ouvert une enquête pour assassinat et tentative d’assassinat en relation avec une entreprise terroriste et pour association de malfaiteurs terroriste criminelle.

Qui est Armand Rajabpour-Miyandoab?

La police a rapidement identifié l’auteur de l’attaque, il s’agit d’Armand Rajabpour-Miyandoab, un jeune Français de région parisienne, était connu de la justice pour son islamisme radical et ses troubles psychiatriques. Né en France en 1997 de parents iraniens, chez qui il réside dans l’Essonne, le jeune homme avait déjà été interpellé par le renseignement intérieur (DGSI) en 2016 pour un projet d’attaque à La Défense, un quartier d’affaires à l’ouest de Paris.

Le terroriste évoque la situation à Gaza au cours de son interpellation 

Après son interpellation, il a déclaré aux policiers « qu’il en voulait à ce qu’il se passait à Gaza, que la France serait complice de ce que faisait Israël. Il aurait dit qu’il en avait marre de voir des musulmans mourir, tant en Afghanistan qu’en Palestine », a précisé le ministre de l’Intérieur. « L’actualité récente pourrait l’avoir fait décompenser », juge la source sécuritaire.

Très peu de temps avant son attaque, de façon « quasi concomitante », une vidéo de revendication de son acte a été postée sur les réseaux sociaux. L’assaillant y évoque notamment « l’actualité, le gouvernement ou le meurtre de musulmans innocents », selon la source sécuritaire.

Que s’est-il passé? 

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