Comment les chiots de la «Pat’ Patrouille» ont conquis la planète
Depuis leur première apparition en 2013 à la télévision, les héros à quatre pattes auraient généré pour plus de 12 milliards de dollars de revenus.

Les aventures de la «Pat’ Patrouille» sont diffusées dans 180 pays et traduites en une trentaine de langues.
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Stella, Chase, Ruben, Marcus, Zuma, Rocky: tous les parents ont forcément entendu l’un de ces prénoms un jour ou l’autre. Ce sont ceux attribués aux membres de la «Pat’ Patrouille» («Paw Patrol» en anglais), une équipe de chiens sauveteurs regroupée par Ryder, leur jeune maître.
Depuis sa création en 2013, le dessin animé s’est transformé en un véritable phénomène de société rappelant celui du Club Dorothée durant les années 80-90. La «Pat’ Patrouille» est depuis quelques années déjà l’une des licences préscolaires les plus populaires. Le thème est chaud, les enfants adorent ces chiens qui assument une mission de sauvetage… et cela attire souvent aussi les parents», déclare Sandro Küng, porte-parole de l’Association suisse des jouets.
Mieux que Spielberg
Au total, en dix ans d’aventure, les chiots auraient généré pour plus de 12 milliards de dollars de revenus d’après leur créateur Keith Chapman. «C’est plus que tout le catalogue des films de Steven Spielberg. La «Pat’ Patrouille» est phénoménale […] elle est unique en son genre», assure-t-il au «Financial Times». Et avec le succès du dernier film d’animation «La Pat’ Patrouille: La Super Patrouille», le succès planétaire des chiots sauveteurs est loin de s’arrêter.
La saga démarre trois ans avant la diffusion du premier épisode lorsque Spin Master, un géant canadien du divertissement, contacte Chapman pour créer ensemble une série d’action orientée sur les véhicules d’urgence. Dans un entretien donné sur internet, le créateur à l’origine d’un précédent succès outre-Atlantique («Bob le bricoleur») accepte de garder le concept de base mais souhaite y rajouter un animal.
«Il fallait un spectacle de théâtre, un film, des produits dérivés et des livres. Il fallait que ce soit important. Il fallait créer une marque.»
Après s’être demandé lequel était le plus populaire entre le chat et le chien, le réalisateur choisit le second avec l’idée de transformer leur niche en véhicule de sauvetage. Alors que Chase, le berger allemand, prend les commandes d’un véhicule de police, le labrador Zuma est pilote d’un hors-bord et la cocker Stella vole elle en hélicoptère.
À la télévision américaine, la série génère rapidement une forte audience, marquant le début de la déferlante «Pat’ Patrouille». Car l’autre coup de génie de Keith Chapman et des Canadiens de Spin Master est d’avoir très rapidement inondé le marché d’objets dérivés.
Du dentifrice aux yaourts
«Il est facile de dénigrer l’aspect commercial. Mais j’ai appris il y a longtemps que si l’on n’a pas cet aspect, on n’a pas d’entreprise. Il fallait un spectacle de théâtre, un film, des produits dérivés et des livres. Il fallait que ce soit important. Il fallait créer une marque», raconte son créateur.
En peluche, en jouet, en vêtement, en parure de lit, sur des tubes de dentifrice, sur des paquets de corn-flakes, sur des yaourts… les chiens ont conquis la planète. En France, la licence «Pat’ Patrouille» est la troisième licence la mieux vendue du pays dans les magasins JouéClub, juste derrière «Pokémon» et Star Wars. Aujourd’hui, leurs aventures sont diffusées dans 180 pays et traduites en une trentaine de langues.
Et pour les Fêtes à venir, les magasins de jouets comptent bien profiter de la venue en salle du nouveau film pour mettre clairement en avant les multiples jouets et produits estampillés «Pat’ Patrouille».
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