Gaza: zone de guerre, Guinée-Bissau: dissolution du parlement, polémique à la COP 28…

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Adrien Delgrange

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Nous sommes ensemble pour dix minutes d’actualité internationale avec au sommaire de ce lundi 4 décembre.

L’armée israélienne déploie sa force dans le sud de la bande de Gaza. Israël pilonne intensément le sud du territoire gazaoui, faisant de nombreux morts. La population est coincée et ne sait plus aller pour se protéger. Reportage à suivre.

En Afrique de l’Ouest les actions du Parlement de la Guinée-Bissau stoppées net, le président Bissau guinéen décide de dissoudre le Parlement en attendant de nouvelles élections pour élire les députés.

La conférence sur le climat à Dubaï. Croire ou ne pas croire les scientifiques sur le réchauffement climatique? Après une polémique sur la question, le président émirati de la COP s’exprime sur le sujet et vous l’entendrez dans cette édition.

Enfin, en France, l’enquête se poursuit après l’attaque au couteau près de la Tour Eiffel ce week end. Attaque qui a fait un mort et deux blessés.

D’intenses bombardements dans le sud de la bande de Gaza. L’armée israélienne affirme agir « avec force ». Sous les frappes israéliennes. Les civils sont sommés d’aller dans le sud de l’enclave. Arrivés dans le sud, ils ne sont pas pour autant épargnés. Gaza, zone de guerre. Sans abri ni refuge. Une population démunie, livrée à elle même, et désormais condamnée à fuir en permanence. C’est un reportage à Gaza de Rami Al Meghari et de Sami Boukhekifa, à Jérusalem.

Sur le bord de la route, Iyad, sa femme et leurs cinq enfants attendent désespérément une voiture, un camion ou même une charrette tirée par des chevaux pour les conduire à Rafah, tout au sud de l’enclave gazaouie, à la frontière avec l’Égypte.

« Je suis originaire du nord de Gaza. J’ai trouvé refuge dans une école ici dans la région sud. On nous a dit que c’était un lieu sûr. On a donc été déplacés une première fois et à présent on est de nouveau menacé. J’ai quatre filles et un garçon. Je ne sais pas les mettre à l’abri. Je m’en remets à Dieu. Que voulez vous que je fasse d’autre? »

Dans le ciel de Gaza, les drones de surveillance israéliens et les avions de l’armée qui lâchent également des tracts, des ordres d’évacuation. Mais pour aller où? S’insurge Ahmad. que l’on se trouve à Gaza, on est bombardé, dit le jeune homme.

« Il n’y a plus de place dans les écoles. Les gens dorment dans la rue. Moi, je suis de Gaza ville. Depuis le début, ils nous disent d’aller dans le Sud, mais c’est tout aussi dangereux. Même les écoles qui accueillent les réfugiés sont ciblés »

À Gaza,

1 800 000 personnes sur les 2 400 000 habitants ont été déplacées par la guerre, d’après l’ONU. Rami Al Meghari Gaza, Sami Boukhekifa, Jérusalem RFI

Le ministère de la Santé du Hamas, qui annonce par ailleurs que les bombardements israéliens dans la bande de Gaza ont fait 15 900 morts depuis le 7 octobre dernier. Et puis enfin, la présidente de la Croix-Rouge internationale est arrivée dans la bande de Gaza. Mirjana Spoljaric dénonce « les souffrances intolérables de la population ».

En pleine guerre contre le Hamas. Le procès de Benyamin Netanyahou a repris aujourd’hui à Jérusalem. Il avait été suspendu depuis près de deux mois suite à l’attaque du Hamas. L’actuel Premier ministre israélien est jugé pour corruption, fraude, abus de confiance dans plusieurs affaires, comme par exemple, il est soupçonné d’avoir acheté les faveurs d’un site d’information pour qu’il dise du bien de lui. Benyamin Netanyahou ne sera pas appelé au tribunal dans l’immédiat, mais pourrait venir comparaître dans quelques mois, selon la presse israélienne.

La crainte d’un nouvel embrasement dans le Caucase.

Des affrontements nous sont rapportés à la frontière entre l’Arménie et l’Azerbaïdjan. Les autorités arméniennes affirment qu’un de ses soldats qu’un de ses soldats a été tué aujourd’hui par l’armée azerbaïdjanaise. L’Azerbaïdjan ne confirme pas l’incident. S’il a eu lieu, il intervient alors que l’Arménie et l’Azerbaïdjan ont repris la semaine dernière des discussions pour évoquer la délimitation de leur frontière commune.

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Au cinquième jour de la COP 28 à Dubaï.

Le président de cette grande conférence sur le climat répond à une polémique. Celui qui est aussi le patron de la Compagnie nationale de pétrole est rattrapé par des propos qu’il a tenus il y a maintenant deux semaines, il déclarait en effet qu’il n’y a pas de raison scientifique derrière la demande de sortir des énergies fossiles. Autrement dit, arrêter l’exploitation du charbon, du pétrole, du gaz pour tenir un engagement. L’engagement qui est de limiter le réchauffement climatique à 1,5 degré.

Le président de la COP 28, Sultan Al Jaber, répond.

« La science dit que nous devons parvenir à zéro émission nette en 2050 et que nous devons réduire les émissions de 43 % d’ici 2030. C’est ce qu’il faut pour limiter le réchauffement à plus 1,5 degré. J’ai été très clair. Mon travail est de m’assurer que nous soyons plus que concentrés à tenir cet objectif. Je l’ai répété, la réduction et la suppression progressive des combustibles fossiles sont inévitables. En fait, elles sont essentielles. Permettez-moi de dire que je suis pour le moins surpris des tentatives répétées de saboter ce message et le travail de la présidence de la COP 28. Laissez-moi ajouter. Je sais qu’il y a des divergences entre les pays sur la réduction et la sortie des combustibles fossiles. J’insiste, c’est la première présidence qui appelle avec force. Les États à mentionner tous les combustibles fossiles dans les textes des négociations. C’est la première présidence à le faire »

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Sultan Al Jaber, le président de la COP 28, aujourd’hui à Dubaï.

Sur le continent africain, à présent en Guinée-Bissau. Le président Umaro Sissoco Embalo reprend la main. Quatre jours après les affrontements entre la garde nationale et la garde présidentielle. Affrontements qualifiés de « tentative de coup d’Etat » par le chef de l’Etat. « Ces faits confirment l’existence d’une grave crise politique » dit Umaro Sissoco Embalo . Par conséquent, il décide de dissoudre le Parlement. Le président dissout le Parlement. Autrement dit, le président met fin au mandat des députés, ce qui entraîne l’organisation de nouvelles élections législatives dans le pays. La date des prochaines élections sera fixée dans les prochains jours, précise la présidence bissau guinéenne.

Une délégation d’officiels russes est elle arrivée au Niger aujourd’hui. Il s’agit de la première visite officielle d’un membre du gouvernement russe depuis le coup d’Etat militaire du 26 juillet dernier. Le vice-ministre de la Défense est arrivé à Niamey. Il a été reçu par le chef militaire, le général Abdourahmane Tiani. A l’issue de cette rencontre, les deux hommes ont signé des documents pour un renforcement de la coopération militaire entre le Niger et la Russie.

L’actualité en France, l’enquête qui se poursuit après l’attaque au couteau près de la Tour Eiffel, samedi soir à Paris. Bilan un mort deux blessés. L’auteur présumé des faits a été interpellé par la police. Un Franco-iranien de 26 ans, fiché pour radicalisation islamiste et soumis à une injonction de soins impliquant un suivi psychiatrique resserré. Alors, y a-t-il eu des manquements et à quel niveau? Réponse avec vous, Pierrick Bonno

nos.

Chez nos confrères de RTL ce matin, le porte-parole du gouvernement, prudent, affirme que toutes les procédures ont été respectées. Olivier Véran, médecin de profession, ne remet pas en cause le suivi de l’auteur présumé de l’attaque.

« Les éléments préliminaires montrent que les parcours, encore une fois médical, administratif et pénal pour cet individu ont été conformes à ce qui était possible avec l’état du droit et toutes les décisions, que ce soit justice ou médicale, c’est à dire les quatre ans de prison, l’obligation de suivi pendant trois ans, la surveillance au long cours. Ces obligations ont été remplies »

Le porte-parole du gouvernement évoque la question d’une prolongation de l’injonction de soins en cas de radicalisation. Quelques minutes plus tard, sur BFMTV, le ministre de l’Intérieur est plus offensif. Gérald Darmanin salue le travail des policiers, mais pointe clairement du doigt les médecins chargés de son suivi.

« Il y a manifestement eu un ratage non pas dans le suivi des services de renseignement, mais il y a eu un ratage manifestement psychiatrique puisque les médecins, à plusieurs reprises, ont considéré qu’il allait mieux et qu’il était plus normal et qu’il pouvait vivre, si j’ose dire, librement »

Le Rassemblement national préfère y voir de son côté une « défaillance politique ». Son patron, Jordan Bardella dénonce « l’inefficacité du ministre de l’Intérieur ».

Des informations signées Radio France Internationale à retrouver quand vous voulez sur nos différentes applications et sites internet.

A demain pour une nouvelle édition.

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