Plusieurs voix se sont déjà élevées pour demander l’abandon de l’idée d’une cérémonie d’ouverture des Jeux olympiques d’été le long de la Seine. Mais le gouvernement maintient le cap, alors que les fêtes de fin d’année constituent déjà un enjeu sécuritaire majeur.
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Aujourd’hui à 20:30
Tous les regards et les craintes son tournés vers le 26 juillet 2024. C’est à cette date que se tiendra, à Paris, la cérémonie d’ouverture des Jeux olympiques (JO). Un événement qu’Emmanuel Macron a voulu grandiose. Pour la première fois, elle doit se tenir hors d’une enceinte sportive, le long de la Seine. Un concept novateur qui suscite une immense excitation mais aussi une inquiétude grandissante face à la menace terroriste, depuis les attaques terroristes d’Arras en octobre et plus encore celle de Paris samedi.
Le pont de Bir-Hakeim, où Armand Rajabpour-Miyandoab a mortellement blessé un touriste germano-philippin, ne fait pas directement partie de la parade nautique, qui partira du pont d’Austerlitz, dans l’ouest de la capitale, pour s’achever à celui d’Iéna, au pied de la Tour Eiffel. Situé à quelques centaines de mètres en aval, le pont de Bir-Hakeim devrait être intégré à la zone de débarquement des bateaux qui feront défiler les délégations d’athlètes.
Mais le secteur est très proche de celui de la Dame de Fer et du Champ-de-Mars, classé en « haute sensibilité » par le ministère de l’Intérieur car c’est là que devraient être regroupées « de très nombreuses hautes personnalités françaises et étrangères », notamment les chefs d’État. Dans ce secteur, il est d’ores et déjà prévu que la sécurité soit assurée uniquement par les forces de l’ordre, sans aucune délégation à des partenaires privés ou à des bénévoles.
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« Extrême vigilance » autour de Hanouka
Dès dimanche matin, le vice-président de la région Île-de-France Frédéric Péchenard, ancien patron des policiers français, remettait au débat la nécessité d’un « plan B », déjà évoquée par l’ancien ministre des Sports David Douillet. « On n’a pas de plan B, on a un plan A dans lequel il y a plusieurs plans bis », a répondu lundi la ministre des Sports et des JO Amélie Oudéa-Castéra, évoquant des « variables d’ajustement », comme le nombre de spectateurs, qui fait l’objet d’intenses débats au plus haut sommet de l’État, depuis plusieurs mois.
Après avoir évoqué un public pouvant aller jusqu’à plus de 500 000 spectateurs munis de billets gratuits sur les quais hauts de la Seine (en plus des 100 000 tickets payants sur les quais bas), les dernières tendances laissent entrevoir une jauge réduite à 400 000, voire 300 000 personnes. Laurent Nuñez, préfet de police de Paris, a indiqué que le quota définitif serait finalement fixé au printemps. Pour l’heure, il est prévu de répartir les spectateurs dans des « boxes » délimités par des barrières, avec des couloirs de circulation et des obstacles anti-véhicules bélier.
45 000 policiers et gendarmes mobilisés
Le nombre de policiers et gendarmes mobilisés a lui aussi évolué, mais à la hausse : de 35 000 membres des forces de l’ordre, il est passé à 45 000. Aucun policier ni gendarme de France ne pourra prendre ses congés pendant les JO.
Placée en « urgence attentat » depuis l’attentat d’Arras et l’assassinat du professeur Dominique Bernard, la France devra également faire face à la menace terroriste pour les fêtes religieuses de fin d’année, pour Noël et avant cela, pour Hanouka qui commence ce jeudi. Dimanche, Gérald Darmanin a demandé aux préfets « une extrême vigilance » autour de la fête juive des lumières.
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