Le Japon inaugure son nouveau réacteur de fusion nucléaire, «petit frère d’Iter»

Le test réussi de fusion nucléaire du QST (Institut national de la science et de la technologie quantique) de Naka a mobilisé plus de 500 scientifiques et 70 entreprises. Handout/National Institutes for Quantum Science and Technology (QST)

En partenariat avec l’Europe, le pays a produit son premier plasma au sein du tokamak JT60-SA.

« 5,4,3,2,1… zéro ! » Ambiance euphorique, ce vendredi, dans le centre de contrôle du discret Institut national de la science et de la technologie quantique (QST) de Naka, dans le centre du Japon. Sous un tonnerre d’applaudissements, dignitaires européens et japonais pressent de concert un bouton rouge, faisant apparaître sur un écran géant une étrange et fugace lumière sphérique bleue. Leur joie, comme libérée, fait penser à celle d’un décollage de fusée réussi. Et pour cause : cette poignée de scientifiques vient, d’une certaine manière, de se rapprocher du Soleil en franchissant une étape importante dans la maîtrise du processus par lequel l’astre produit de l’énergie : la fusion nucléaire. Ils sont en effet parvenus à produire et à maintenir pendant douze secondes quelque 160 m3 du plasma nécessaire pour amorcer la réaction de fusion. Un record.

« Nous avons franchi une étape essentielle sur la route de la fusion », se félicite la Commissaire européenne à l’Énergie, Kadri Simson…

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