« Cette dernière étape aura le plus beau décor au monde »: le directeur du Tour de France explique pourquoi il a choisi Monaco et Nice pour l’arrivée 2024
Les Champs-Elysées impraticables en 2024 pour cause de Jeux olympiques à Paris, achever le Tour de France sur la Côte d’Azur était votre volonté première?
Sans aucun doute! Pour nous, il n’y avait pas de plan B. Dès décembre 2018, nous avons demandé à Christian Estrosi si la dernière étape pourrait se faire à Nice. Dès lors que nous avions le « oui » de Nice, l’évidence pour nous était que le point de départ de l’étape devait être Monaco. On ne remplace pas Paris comme ça! Cette dernière étape, c’est la meilleure audience de la course chaque année dans le monde. Il fallait qu’on ait l’aspect sportif avec ce contre-la-montre et le prestige du lieu. Et j’ajouterais, le rêve de tout organisateur du Tour: rapprocher la montagne de l’arrivée finale. Nous serons à la cime de la Bonnette 48 heures avant. Et la dernière étape, avec ses 700 mètres de dénivelé, aura le plus beau décor du monde pour un événement sportif: la Méditerranée. C’est juste exceptionnel! Le Tour de France est un des très rares événements sportifs où le décor compte énormément. Il y a la compétition et la fierté des gens à voir leur ville, leur village d’en haut. C’est très fort.
Vous n’aviez pas organisé d’étape en Principauté depuis 2009, comment l’événement se prépare?
Nous sommes bien à Monaco et toujours heureux de venir. Le prince Albert vient tous les ans sur le Tour de France et nous avons tissé des liens de confiance exceptionnels avec les équipes de la Principauté. Si à l’avenir nous venons un peu plus souvent que tous les quinze ans, ça ne nous dérangera pas. [rires] Le Grand Départ de 2009 à Monaco avait été très fort. Pour l’étape de juillet prochain, nous avons des réunions régulières. Des échanges existent à tous les niveaux, je n’ai pas d’inquiétudes…
« J’espère que nous aurons un combat haletant jusqu’au bout
Et sportivement, comment s’annonce cette édition 2024?
Nous avons eu un peu d’inquiétude avec cet épisode d’une fusion possible de deux équipes puissantes [celle de la Soudal Quick-Step et la Jumbo-Visma avortée en octobre dernier, ndlr]. Maintenant, nous avons quatre As dans quatre équipes différentes : Primoz Roglic, qui vient de changer d’équipe ; Jonas Vingegaard, Tadej Pogacar et Remco Evenepoel, le jeune Belge qui va faire ses débuts sur le Tour de France à 24 ans, comme son prestigieux aîné Eddy Merckx et avec une dernière étape, un 21 juillet, jour de la Fête nationale belge! J’espère que nous aurons un combat haletant jusqu’au bout avec ces quatre têtes d’affiche et pourquoi pas d’autres coureurs, dont un Français, qui pourraient s’immiscer dans cette bagarre.
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