François Duvalier a été élu président d’Haïti en 1957. Il a imposé sa dictature, protégé par sa milice personnelle, les tontons macoutes. L’historien Frantz Voltaire nous parle du règne de « Papa Doc ».
François Duvalier naît à Port-au-Prince en 1907. Après ses études au lycée Alexandre-Pétion, il est admis à l’école de médecine.
Il travaille dans une petite clinique privée et commence à s’intéresser aux questions sociales. Il se fait un peu connaître lorsqu’il soigne des paysans.
Son ascension
Il devient membre du parti politique Mouvement paysan ouvrier. En 1946, il rompt avec ce parti et devient ministre de la Santé du président Dumarsais Estimé. « C’est là qu’il émerge comme dirigeant politique. »
Lorsque l’armée renverse Dumarsais Estimé en 1950, François Duvalier entre dans la clandestinité. Lors des élections de 1957, il se présente comme l’héritier d’Estimé. Son programme politique met de l’avant la couleur de la peau : « Dans sa vision, c’étaient les Noirs des classes moyennes qui devaient représenter le peuple », explique Frantz Voltaire.
Dès qu’il prend le pouvoir en 1957, il veut réformer Haïti, mais il se met à dos très rapidement les intellectuels et l’Église. « Il y a une volonté très tôt de totalitarisme. »
En 1958, des anciens officiers de l’armée tentent de prendre d’assaut le palais national, sans succès. François Duvalier met alors en place une milice parallèle à l’armée, les Volontaires de la sécurité nationale (VSN), qui relèvent directement de lui. Les tontons macoutes propagent un régime de terreur.
François Duvalier se proclame président à vie en 1964. Il meurt en 1971 et laisse le pouvoir à son fils, Jean-Claude « Bébé Doc » Duvalier, qui a seulement 19 ans.
Les conséquences de cette dictature d’une trentaine d’années apparaissent encore à ce jour à Haïti, comme le constate Franz Voltaire.
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