Open de Caen. Denis Agostini quitte la direction : « Une fin de cycle en apothéose totale »

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La première édition de l’Open de Caen organisée au Palais des Sports était la dernière en tant que directeur du tournoi pour Denis Agostini. Le cardiologue cède sa place après sept ans de direction. C’est son prédécesseur, Pascal Vesques, qui reprendra les rênes. Denis Agostini a eu droit à une fin en apothéose avec une finale rêvée entre Alex De Minaur et Ugo Humbert, mercredi 13 décembre 2023. 

Denis, cette finale épique est la fin que vous pouviez espérer…

En sport, on ne sait jamais ce qui va se passer. C’est l’élément étonnant et excitant du sport. Peu importe qui gagne, ce qui importe, c’est qu’il y ait du contact, du physique, de l’émotion, de l’intensité. On a tout eu. C’est un début au Palais des Sports exceptionnel. Je suis très content. On va amener toute l’équipe pour 2024 dans cette spirale de joie et d’enthousiasme. Les joueurs ont tous dit : « c’est génial, on est dans un univers quasiment pro ». On avait l’impression d’avoir la Coupe Davis entre France et Australie dans une ambiance de malade. Cette fin de cycle au niveau de la direction est géniale. Ça va donner du bonheur à celui qui va me remplacer, mais je pense que l’équipe va rester identique. 

Pourquoi cédez-vous votre place ?

Il y a des cycles. J’avais envie de créer l’événement sportif féminin, ce que j’ai fait en 2017. C’était un plus. Ce n’était pas si simple. On m’a proposé d’autres projets en dehors de ma profession de médecin à l’hôpital. Je vais prendre la présidence de la fondation du CHU. J’aurai d’autres missions. Je suis toujours dans le board, mais sans avoir la responsabilité de directeur.

« Une aventure humaine »

Que retiendrez-vous de cette aventure ?

C’est une aventure humaine. Cela m’a permis, en dehors du tennis et du monde médical, de rencontrer d’autres personnes, d’autres corps de métier que je n’aurais jamais rencontrés si je n’avais pas été directeur de l’Open. Que ce soit le monde du BTP, le monde de la voiture, le monde de la restauration… J’ai rencontré des gens exceptionnels, je me suis fait des amis. C’est énorme. 

Denis Agostini remet la coupe du vaincu à Ugo Humbert après sa finale haletante contre Alex De Minaur. ©Aline Chatel

Y a-t-il un souvenir qui vous a particulièrement marqué ?

La première édition (en tant que directeur, ndlr) était capitale, parce que c’est très angoissant et stimulant à la fois. On veut que tout marche bien. Quand on a démarré le tournoi féminin en 2017, on a eu la quatrième joueuse mondiale, Elina Svitolina, c’était dantesque. Cette année-là, il y avait aussi le trophée de la Coupe Davis, on a pu le montrer au Zénith. C’était exceptionnel. Évidemment, je retiendrai également la fin avec cette apothéose totale. 

On a le sentiment que l’arrivée au Palais des Sports ouvre une nouvelle ère. Quelles peuvent être les perspectives pour votre successeur ?

Toute l’équipe de bénévoles sur le site du Palais des Sports fait qu’on est prêt pour aller n’importe où. C’est hyper important. On est passé du club de tennis au Zénith et du Zénith au Palais des Sports. L’équipe s’est complètement établie, installée, comme si elle était à la maison. Qu’est-ce qu’on va pouvoir amener de plus ? C’est toujours pareil, essayer d’avoir plus de partenaires pour avoir des joueurs et des joueuses encore plus exceptionnels. Quand on a déjà le douzième mondial et le vingtième mondial, qu’on fait salle comble, c’est magnifique. 

Quelles responsabilités allez-vous conserver ?

On a une sorte de comex (comité exécutif, ndlr) de six personnes. Chacun aura ses missions. J’aurai toujours un rapport particulier avec certains partenaires. 

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