quatrième fermeture d’un centre de soins MSF en un an à Port-au-Prince

En Haïti, l’ONG Médecins sans frontières (MSF) est de nouveau contrainte de suspendre ses activités dans un de ses centres de soins à Port-au-Prince.

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Cette annonce intervient après l’attaque d’une ambulance de Médecins sans frontières par des individus armés, non-identifiés, qui ont exécuté, à bout portant, le patient qui se trouvait à l’intérieur. Ces faits se sont déroulés le mardi 12 décembre à Turgeau, un quartier non loin du centre de la capitale. C’est déjà la quatrième fois que MSF doit fermer une structure médicale dans le pays cette année.

« Notre sécurité est garantie par les communautés »

Benoît Vasseur chef de mission de MSF en Haïti, répond à Stefanie Schüler : « Notre sécurité, elle est garantie par nos bénéficiaires, par les communautés dans lesquelles on travaille. Et pour qu’un programme humanitaire soit un succès, il faut qu’on s’insère profondément dans ce maillage. »

«Dans le cas présent, où on a des membres de la communauté qui se sont permis d’agresser nos structures médicales, dont les ambulances sont une prolongation, poursuit Benoît Vasseur, il y a manifestement un problème d’acceptation qu’il nous faut résoudre. »

« On ne tire pas sur l’ambulance »

« Les conséquences, continue-t-il, sont sérieuses : il y a un système public de santé en Haïti, mais qui est dysfonctionnel. Et nous, MSF, nous prodiguons des soins médicaux de qualité et gratuits. La situation en Haïti est de pire en pire, le niveau de violence ne cesse d’augmenter. Et s’il y a bien quelque chose que nous demandons à la population qui bénéfice de nos soins, c’est de respecter l’espace humanitaire et l’espace médical, qui devrait être inviolable. On ne tire pas sur l’ambulance, on n’attaque pas les hôpitaux, on n’attaque pas les patients ni le personnel médical. »

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