Romagnat. Les élèves de l’EREA rencontrent le poète Jean d’Amérique. Clélia Bertolus, pour sa classe Ulis (unité locale d’inclusion scolaire) et Charlotte Couthier, pour sa classe de 3 e prépa-métiers, ont proposé à leurs élèves de participer à la 35 e Semaine de la poésie. Ces deux classes de l’Erea (Établissement régional d’enseignement adapté) ont rencontré le poète Jean d’Amérique.
Échanges
Les échanges avec l’auteur ont permis d’aborder des questions très diverses, des plus concrètes, liées aux droits d’auteur, à celles, plus littéraires, sur le rapport que chacun entretient avec l’écrit. Comment et pourquoi devient-on poète ? Une question qui sous-tendait celles posées par les élèves et à laquelle a répondu Jean d’Amérique en expliquant son parcours lié à des découvertes personnelles, combinées avec celles permises par l’école. « C’est par la musique que j’ai découvert la poésie, j’ai été conquis par le rap. Ce qui m’intéressait à l’école, c’est que je pouvais discuter avec les profs de mes lectures. J’ai découvert plein d’auteurs, je considère les écrivains comme des professeurs de lumière qui m’ont tendu la main avec leurs mots ».
Poète de la colère et de la révolte, Jean d’Amérique a pu expliquer aux élèves qu’avant d’être poète, il se considère comme citoyen et que l’écriture n’est pas pour lui un lieu de désespoir mais de lutte. Une lutte, qui, en Haïti, est liée à la langue, le créole, comme moyen de résistance aux colons.
Dans les deux classes, les élèves avaient écrit des textes qu’ils ont lus ou chantés.
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