« C’est avec beaucoup d’émotion que le ministère de l’Europe et des Affaires étrangères a appris le décès de l’un de ses agents, mort des suites de ses blessures lors d’un bombardement israélien à Rafah, dans le sud de la bande de Gaza », a indiqué le Quai d’Orsay dans un communiqué.
« Nous exigeons que toute la lumière soit faite par les autorités israéliennes sur les circonstances de ce bombardement, dans les plus brefs délais », demande le communiqué du ministère français.
L’agent qui travaillait pour la France depuis 2002, et dont l’identité et la nationalité n’ont pas été précisées, avait trouvé refuge dans la maison d’un de ses collègues du consulat général de France, aux côtés de deux autres collègues et de membres de leur famille.
La maison où s’était réfugié l’agent a été frappée par un bombardement israélien mercredi soir, faisant une dizaine de victimes. Une partie de sa famille avait pu quitter Gaza pour la France, dans le cadre du dispositif d’évacuation mis en place par la France qui incluait les Français présents dans la bande de Gaza, les agents de l’Institut français et leurs ayants-droits.
« Droit de répliquer au Hamas, oui! Mais ça, non! »
« Nous déplorons le décès d’un agent du ministère des Affaires étrangères à Gaza. Nos pensées vont à sa famille et à ses collègues. La diplomatie française perd un membre dévoué », a réagi dimanche la dirigeante d’extrême-droite Marine Le Pen sur X (ex Twitter).
« Solidarité totale avec les agents du Quai d’Orsay endeuillés. Il est plus que temps de taper du poing sur la table face à Nétanyahu », a écrit pour sa part le député LFI de l’Essonne Antoine Léaument sur le même réseau social.
« Que faudra-il pour que le monde arrête de soutenir Israël dans sa folie meurtrière? Droit de répliquer au Hamas, oui! Mais ça, non! », a commenté la députée de la Drôme et vice-présidente de la commission des Affaires étrangères Mireille Clapot.
Israël a lancé une offensive aérienne puis terrestre dans la bande de Gaza en représailles à l’attaque inédite du 7 octobre sur le sol israélien menée par le mouvement islamiste palestinien Hamas.
Selon Israël, 1.139 personnes, en majorité des civils, ont été tuées dans cette attaque et environ 250 enlevées et emmenées à Gaza. Il reste environ 129 otages à Gaza, y compris des corps, d’après l’armée.
Le ministère de la Santé du Hamas a fait état vendredi de 18.800 morts dans les bombardements israéliens, majoritairement des femmes, des enfants et des adolescents.
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