Mondial 2023 I Après France-Norvège (31-28) : « Ca nous rouvre le champ des possibles »

Les Bleues se sont offertes un cadeau de Noël avant l’heure. Après la finale gagnée de main de maître face à l’ennemi et tourmenteur historique norvégien (31-28), Grace Zaadi et l’ensemble de la délégation tricolore ont lâché les chevaux, multipliant les scènes d’effusions de joie à Herning, au Danemark, où se jouait la finale. “Je ne réalise pas encore, c’est le titre qui me manquait, je suis trop heureuse. Je suis trop fière de mon équipe, vraiment, je les kiffe”, a dit, drapeau bleu-blanc-rouge sur les épaules, Pauletta Foppa, qui a déjà rempli son armoire à trophée en sélection à seulement 22 ans.

“C’est un moment merveilleux”, a enchaîné Olivier Krumbholz au micro de beIN Sports. “Quel bonheur, ça fait longtemps qu’on court après ça, enfin on l’a !”, a renchéri l’ailière gauche Coralie Lassource. “Ça a été une bagarre tout au long de la compétition. On a commencé bas (référence à la victoire arrachée sur le fil lors du premier match face à l’Angola, NDLR), on s’est construites, voilà où ça nous a mené ! On a joué avec nos tripes, je suis fière de nous, j’ai pleuré… On a trop d’émotions en nous, là”, faisait de son côté remarquer Tamara Horacek, après cette finale où les Bleues ont fait la course en tête.

“C’est incroyable la maîtrise qu’on a eu dans cette finale, à aucun moment on a douté, et même quand elles poussaient, qu’elles essayaient de revenir, les filles ont été incroyables”, a d’ailleurs souligné Amandine Leynaud, légende des Bleues et sacrée en 2017, désormais intégrée au staff. “On a de nouveau bien joué. On avait du mal au début, on n’arrivait pas à arrêter (Henny) Reistad, mais quand on a trouvé des solutions pour couper ses courses ça a été beaucoup plus facile”, a pour sa part analysé Olivier Krumbholz, sélectionneur sacré pour la 5e fois à la tête de l’équipe de France.

Même avec des pépins, elles ont su faire quelque chose de plus grand qu’elles

“On a fait preuve d’application en attaque et comme toujours il y a des performances incroyables. Ce qu’a fait Lena Grandveau (5/6 au tir) dans un moment où ils revenaient fortement et où on ne trouvait plus de solutions en attaque… Elle a un peu sauvé la France”, a tenu à rappeler le taulier. Sur TF1, Philippe Bana, président de la Fédération Française de Handball, a tenu à louer “cette solidité des filles, cet engagement, ce combat, cette idée qu’elles ne faisaient qu’un et que même dans les moments difficiles, même avec des petits pépins, elles ont su faire quelque chose de plus grand qu’elles”.

L’équipe de France a été sacrée championne du monde pour la troisième fois de son histoire après sa victoire en finale contre la Norvège (31-28)

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C’est-à-dire faire à nouveau régner l’Hexagone sur le handball mondial, une habitude prise par les garçons et désormais devenue l’apanage des filles. “Je savais qu’on était capables de le faire, mais de le vivre, vraiment… C’est tellement beau”, essayait de raconter la capitaine Estelle Nze Minko.

L’objectif, ce sera d’être meilleurs l’été prochain

“On rajoute une troisième étoile sur le maillot, je suis tellement fière, tellement sonnée, tellement heureuse. On les a battu deux fois dans la compétition (les Norvégiennes, NDLR), on avait besoin de les battre parce que ça faisait longtemps que sur les grandes compétitions on perdait sur les moments importants. On avait le sentiment qu’elle nous dominait, on n’avait pas encore trouvé comment les battre, mais là c’est bon, ça nous rouvre le champ des possibles. Il y a une nouvelle belle échéance qui nous attend cet été,ça risque d’être très intéressant”, a dit la joueuse de Györ.

“Ça représente beaucoup parce qu’on n’est pas arrivés dans de bonnes conditions”, a voulu rappeler Krumbholz. “On a des filles qui sortent de blessure, notamment dans la base arrière. Heureusement Estelle et Orlane (Kanor) étaient en pleine forme. Mais on peut être encore mieux que ça et je pense que l’objectif sera d’être mieux que ça l’été prochain”, pour les Jeux de Paris. Avec une seule envie : revoir les mêmes scènes de liesse le 11 août prochain du côté de Lille, où se joueront les phases finale des tournois masculins et féminins de handball.

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