Connaissez-vous l’histoire qui se cache derrière le traditionnel Pan de Natale ?

Les matins des 23 et 24 décembre, il sera disponible dans de nombreuses boulangeries de Monaco et au marché de la Condamine.

C’est une fougasse ronde qui se trouvera sur la table de nombreux Monégasques et résidants pendant la période de Noël. Le Pan de Natale est une tradition ancestrale à Monaco, que le Comité des traditions Monégasque perpétue chaque année. Ses membres ont en effet demandé aux boulangers de Monaco de proposer, dans les jours qui précèdent Noël, des Pan de Natale en suivant la présentation qui en est donnée par Lazare Sauvaigo, et que l’on décrira dans la suite de cet article.

Ainsi, ils seront proposés dans les boulangeries telles que L’épi d’Or rue Grimaldi et la Maison Mullot située dans la galerie commerçante de Carrefour, et remis moyennant un don laissé à l’appréciation des clients. Le produit de ces dons est ensuite confié à des associations monégasques.

Repousser le mal, attirer le bien

Pour comprendre le sens de cette tradition, il faut la replacer dans son contexte social. Autrefois, il n’y avait dans les maisons ni four ni fourneau. Alors, chacun faisait son pain et le portait à cuire dans les fours communaux qui étaient allumés une fois par semaine seulement.

Mais, en cette veille de Noël, pour toute la famille qui se réunissait pour fêter la naissance de Jésus, on faisait du pain frais sur lequel on mettait, en forme de croix, cinq ou sept noix, symbole de fécondité. Une fois cuit, ce pain était placé au centre de la table, et décoré d’un rameau d’olivier en gage de paix. 

Avant de le partager, le plus vieux aidé du plus jeune de la famille prenait le rameau, le trempait dans un verre de vin et bénissait le pain en prononçant cette phrase en monégasque : « Che cun achëstu ramuriva e l’agiütu de Diu,  u mà se ne vaghe e u ben arrive ». Comprenez par là : « Que par ce rameau d’olivier et l’aide de Dieu , le mal s’en aille et le bien arrive ». Chacun faisait le signe de croix et le maître de maison tranchait alors le pain et le distribuait.

À la fin de la messe de minuit, le 24 décembre, l’Archevêque de Monaco bénit à la Cathédrale un gros Pan de Natale pour symboliser la bénédiction de tous les pains qui se trouveront sur les tables familiales – © Comité National des Tradtions Monégasques

De nos jours, chacun peut faire la même chose chez soi : il suffit de se procurer un Pan de Natale ou de le préparer soi-même. Notez que la pâte de ce dessert traditionnel est confectionnée à base de farine, levain, sucre, beurre, huile, vin blanc et fleur d’oranger. Une fois étalée, celle-ci est garnie d’amandes, de dragées et de grains d’anis rouge et blanc, les couleurs du drapeau monégasque. À vos tabliers !


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