L’ancien sénateur haïtien John Joël Joseph a été condamné mardi 19 décembre aux États-Unis à la prison à vie pour son rôle dans l’assassinat de l’ex-président Jovenel Moïse. C’est le troisième suspect à être jugé pour ces faits aux États-Unis. L’homme avait plaidé coupable et promis de coopérer pour obtenir une peine plus clémente, en vain.
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John Joël Joseph a été très démonstratif lors de l’audience de ce mardi face au juge fédéral de Floride José Martinez. Les larmes aux yeux, il a juré n’avoir jamais fait partie d’un plan visant à assassiner le président haïtien Jovenel Moïse.
Pourtant, dans l’exposé des faits jusqu’ici, il admettait avoir assisté à des réunions préparatoires dont l’objet était de conspirer pour tuer l’ancien chef de l’État. Difficile de savoir les raisons de ce changement de ligne. Pour le juge fédéral José Martinez, l’ancien sénateur s’est quoi qu’il en soit aventuré en territoire dangereux.
La thèse de l’enlèvement
En attendant, John Joël Joseph n’est pas le seul à évoquer la thèse du seul enlèvement. Un autre suspect de poids, cette fois en Haïti – d’après les éléments recueillis par le journal de floride The Miami Herald – Joseph Felix Badio, a dit au juge haïtien Walther Wesser Voltaire que l’objectif était d’enlever l’ancien président et non de le tuer.
Pour l’avocat de John Joël Joseph, sa coopération avec les autorités américaines aurait dû éviter à son client une si lourde peine. Mais des aménagements de peine seront encore possibles plus tard, a laissé entendre le juge Martinez.
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