Le Mouvement Point Final condamne la violation du principe de responsabilité de protéger( R2P) par la communauté internationale en Haïti à la fin de l’année 2023


La Responsabilité de protéger est un accord de principe signé en 2005 lors du sommet des Nations Unies entre tous les chefs d’État et de gouvernement dans le but de protéger les populations contre des génocides, des crimes de guerre, du nettoyage ethnique et des crimes contre l’humanité.

La responsabilité de protéger se construit sur trois axes :

1) La responsabilité de chaque État de protéger ses populations.

2) La responsabilité de la communauté internationale d’aider les États à protéger leur population.

3) La responsabilité de la communauté internationale de protéger, lorsque manifestement, un État n’assure pas la protection de sa population.

 

Dans la situation actuelle d’Haïti,  l’État haïtien et la communauté internationale sont tous coupables de la violation du principe de responsabilité de protéger du sommet de 2005 des Nations unies.

Du côté de l’État haïtien, le pays fait face à un régime anarchique, de terreur et de violation des droits humains. Un régime installé dans le pays depuis après l’assassinat du Président Jovenel Moïse en date du 7 juillet 2021 après un tweet du Core group qui est une fédération des diplomates accrédités dans le pays depuis l’année 2003 , dirigé par le Canada, la France et les États Unis.

C’est un régime qui ne se soucie pas du bien-être de la population et qui se contente de vandaliser les maigres ressources du pays et de connivence avec des Gangs armés qui terrorisent , kidnappent, violent , volent, rançonnent,   brûlent et tuent de paisibles citoyens à longueur de journée aux yeux des autorités haïtiennes.

En ce qui a trait l’aide de la communauté internationale dans le cadre de l’application du principe de responsabilité de protéger, la situation est aussi très critique. On dirait même c’est un complot de la communauté internationale pour exterminer le peuple haïtien. Au lieu de venir en aide aux autorités haïtiennes pour protéger la population haïtienne qui est en danger de mort face aux Gangs armés. La communauté internationale se fait de préférence complice du sort de la population haïtienne. Parce qu’à plusieurs reprises, l’état haïtien a fait des commandes de matériels pour combattre l’insécurité dans le pays, les matériels ont pris du temps à être livrés et sont toujours de mauvaise qualité et inadaptés à la configuration géographique et démographique du pays.

Lors que des organisations de la société civile haïtienne tirent la sonnette d’alarme sur les violences et des atrocités criminelles dans le pays, la communauté internationale garde le silence ou pratique une politique d’usure dans le pays.

Et aussi, face à la responsabilité de protéger de la communauté internationale en Haïīti, c’est tout à fait le contraire. D’ailleurs, les hauts responsables des Nations Unies et des diplomates américains en Haïīti ont participé largement dans la mise en place des Fédérations des Gangs armés dans le pays.

De plus, malgré des cas flagrants de Crimes contre l’humanité et de mauvaise gouvernance en Haïti, la communauté internationale apporte toujours son soutien inestimable au gouvernement en place.

Un régime détruit totalement l’espoir de la jeunesse haïtienne, qui favorise l’épanouissement des Gangs armés à travers tout le pays en se contentant de parler de territoires perdus dans le pays.

Même avec la demande impropre du gouvernement actuel pour faire venir une Force multi nationale dans le pays, le comportement de la communauté internationale paraît clairement insensé. Et, de plus, par rapport au principe de Responsabilité de protéger de la communauté internationale, l’usage de la Force militaire étrangère devrait être le dernier recours.

Donc, en conclusion, le Mouvement Point Final à la fin de l’année 2023 et le début du Nouvel An condamne la violation du principe de la responsabilité de protéger par la communauté internationale en Haīiti et demande au Conseil de sécurité des Nations Unies de prendre toutes les dispositions pour exiger la démission du régime de terreur au début du Nouvel An pour permettre au peuple haïtien de retrouver son droit à la vie qui est un droit imprescriptible et conforme à la Déclaration universelle des droits humains.

Dans le cas contraire, la communauté internationale, les Nations Unies, le BINUH et les autres entités internationales n’ont pas leurs raisons d’être dans le pays.

Soit qu’ils partent où qu’ils restent pour être utiles à la société haïtienne par rapport au principe de responsabilité de protéger signé en 2005 lors du sommet des Nations Unies par tous les chefs d’État et de gouvernement des pays membres des Nations Unies.

 

Ulysse Jean Chenet

Coordonnateur général du Mouvement Point Final

Crédit: Lien source

Les commentaires sont fermés.