Dernier allié de la France au Sahel, le Tchad reste fragile

N’Djamena baigne dans un nuage de poussière, entretenu par le tournoiement des hélices d’un A400M de l’armée de l’Air française. Cet avion de transport fait des va-et-vient entre l’aéroport international, où sont stationnés 1 000 soldats, et les bases de l’est et du nord tchadien. Dimanche 17 décembre au petit matin, le centre-ville est enveloppé par un calme lisse. Des barrages de l’armée quadrillent les principales artères. Et un blindé surmonté d’une mitrailleuse est planté à chaque rond-point. Entre la place de la Nation et l’interminable portail du palais présidentiel, plusieurs dizaines de bérets rouges ceinturent un bureau de vote où est attendu le président de la transition, Mahamat Idriss Déby, fils du Maréchal Idriss Déby, arrivé au pouvoir de la même façon que son père. C’est-à-dire par un coup de force.

Un simulacre de référendum

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