L’Assemblée nationale vient d’être saisie d’un projet de loi autorisant le président de la République à ratifier la convention de Budapest sur la cybercriminalité signée en novembre 2001.

D’après l’exposé des motifs du texte présenté par la ministre des Postes et Télécommunications, Minette Libro Li Likeng, « a ratification de cette convention permettra au Cameroun de «revoir et de mettre à niveau sa législation afin de mieux définir et identifier les actes de cybercriminalité afin qu’ils soient sanctionnés par la justice».

La convention de Budapest permettra à Yaoundé de « bénéficier d’un échange d’expérience et d’un accompagnement des grands hébergeurs» dans la traque des cybercriminels, explique la ministre. «Vous voyez, s’il y a un problème (actuellement), Google, Amazon, Facebook… ne peuvent pas coopérer pour nous donner des informations», fait remarquer la ministre.

Selon l’Agence nationale des technologies de l’information et de la communication (Antic), la cybercriminalité a causé des pertes estimées à 12,2 milliards de FCFA à l’économie camerounaise en 2021.