Jean-Paul Chartrand père: le départ d’une légende du journalisme sportif

C’est l’un des très grands du monde du journalisme sportif qui nous a quittés dimanche, quand Jean-Paul Chartrand père est décédé à l’âge de 92 ans.

M. Chartrand a commencé sa carrière au Journal de Montréal en 1964 et est devenu par la suite directeur de la section des sports du quotidien. Il a également couvert les activités des équipes professionnelles de la métropole, dont le Canadien et les Alouettes, pour le quotidien Montréal-Matin. C’est là, soit entre 1973 et 1978, qu’il a été le collègue d’un jeune Marc de Foy.

«C’était un charme de travailler avec lui, a affirmé le chroniqueur émérite du Journal. Jean-Paul, c’était un gars qui était toujours de bonne humeur et toujours positif.»

«Il était ouvert d’esprit et j’ai toujours apprécié le fait qu’il parlait sans filtre, s’est aussi souvenu l’homme qui avait 19 ans quand il est devenu le collègue de M. Chartrand. Il aimait la vie et ce qu’il faisait.»

Le natif de Montréal a aussi été le directeur des sports pour le quotidien Dimanche-Matin, œuvré à la radio de CKAC, CJMA et CKVL, en plus de travailler à la télévision de Radio-Canada.

M. Chartrand s’est également démarqué à l’animation de la boxe au Québec, et ce, à partir de 1980. Jusqu’à tout récemment, il partageait encore l’antenne avec Yvon Michel pour la présentation de galas de boxe au Réseau des sports (RDS), station qu’il a contribué à fonder en 1989. Il a notamment été à la barre de plus de 1600 émissions pour la chaîne sportive, lui qui a aussi décrit des parties de football et animé des émissions de chasse et pêche avec son acolyte Jean Pagé.

Un vrai passionné

Le journaliste a d’ailleurs été intronisé au Panthéon des sports du Québec en tant que bâtisseur au mois de novembre dernier.

«Il aimait tellement ce qu’il faisait. Ça n’était pas difficile pour lui. Je pense qu’il ne voyait même pas ça comme un travail, a dit Marc de Foy. C’est ce qui explique pourquoi il a fait ça aussi longtemps. Il s’amusait. Dans les dernières années, il n’avait rien à gagner. Sa réputation était faite, mais il aimait ça et il n’était pas question d’arrêter.»

La bonne humeur de M. Chartrand était contagieuse et cela a notamment été souligné par plusieurs dizaines d’anciens collègues sur les réseaux sociaux dans les derniers jours.

«Quand il arrivait quelque part, il illuminait la pièce, a indiqué Marc de Foy. C’était impossible de le manquer. Il était jovial et tout le monde aimait le côtoyer. Nous savions que nous n’allions jamais nous ennuyer quand il était là.»

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