Duel en terre des farangs : un gala prestigieux de muay thaï et un titre de champion d’Europe en jeu, le 13 janvier, à Orléans
Le championnat d’Europe WKN auquel se livreront le Marseillais Ahmed Bouchiber et le Parisien Enzo Kartoum sera le point d’orgue du gala de muay thaï et de K1 organisé le samedi 13 janvier, au palais des sports d’Orléans.
Leur nom n’évoque peut-être rien pour vous, et pourtant, ce seront sans doute les plus scandés, samedi 13 janvier, au palais des sports d’Orléans. Devant 2.300 personnes, dont bon nombre de supporters franciliens et marseillais (un car doit être affrété à Aubagne !), Enzo Kartoum et Ahmed Bouchiber s’y disputeront en effet le seul titre mis en jeu lors du Duel en terre des farangs : celui de champion d’Europe WKN de kickboxing (K1).
Enzo Kartoum a pour lui sa jeunesse (23 ans), sa fougue (« je n’engage jamais un combat pour le finir aux points, mais pour mettre mon adversaire k.-o. ») et ses certitudes : « En France, assène le Parisien, revenu aux poings pieds après avoir tapé dans un ballon de foot et tâté de la boxe anglaise, je suis le meilleur -70 kg. » Son CV le confirme, qui expose ceintures de champion de France, d’Europe et du monde ISKA.
Aux Pays-Bas, avec les meilleurs
Seulement voilà : le combat a été conclu dans la catégorie supérieure, celle des 72,6 kg, plus naturelle pour Ahmed Bouchiber. « Ce sera un avantage pour moi, abonde le Provençal. Comme mon expérience. » Dans la balance, ses 28 ans et sa trentaine de combats (« contre de très grands noms ») pourraient peser lourd. Sa détermination aussi : « Il faut que je récupère ce titre pour prétendre à de futures échéances mondiales. Je suis à pas grand-chose d’accéder à un autre statut. » Et ne vivre que de la boxe. « En France, ils se comptent sur les doigts d’une main… » Enzo Kartoum est de ces privilégiés, qui « ne travaillent pas à côté ».
« Le but, c’est de souffrir ! »
« Maçon à mon compte », Ahmed Bouchiber délaisse la truelle et les sacs de ciment quand approchent les combats. En fin d’année, il finalisera sa préparation aux Pays-Bas… là où est, « depuis un mois et pour quelques jours encore » Enzo Kartoum. « Je m’entraîne là où sont les meilleurs. » Dix rounds contre des sparring-partners matin et soir, et exercices sur cible (paos) l’après-midi : les journées sont « à la dure. Le but, c’est de souffrir ! » La Hollande, l’autre pays du dommage. Et des rêves en grand : « Je suis sur la bonne voie, estime le boxeur de Meaux. Mais pour viser le Glory et le One Championship, les deux plus grandes organisations, je dois battre des gars mieux cotés. » Comme Ahmed Bouchiber.
Après deux éditions sous le chapiteau du cirque Gruss, à Saint-Jean-de-Braye, le premier Duel en terre des farangs organisé au palais des sports d’Orléans se déroulera à guichets fermés : 2.250 des 2.300 places avaient déjà été vendues, en fin de semaine. Il en reste en revanche pour le gala de l’après-midi, ouvert surtout aux amateurs. Renseignements et billetterie sur Internet, muaythaiandco.fr.
20 combats encadreront le championnat d’Europe : 8 amateurs, 6 semi-professionnels et 8 pros.
Pascal Bourgeais
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