Le PDCI, principal parti d’opposition, a été fondé en 1946, par le père de la nation ivoirienne Félix Houphouët-Boigny (le grand-oncle de Tidjane Thiam) et Henri Konan Bédié, ancien Président de la République (de 1993 à 1999) et président du PDCI jusqu’à son décès en août dernier à 89 ans.
Cette élection est une belle revanche pour cet ancien consultant de McKinsey qui avait dû quitter la Côte d’Ivoire, chassé par un coup d’État, alors qu’il était membre du gouvernement Bédié.
À 61 ans, Tidjane Thiam, qui a passé au total près de 9 ans chez McKinsey Paris et New York, mais a aussi été CEO de l’assureur britannique Prudential et du Credit Suisse, était le grand favori de cette élection grâce notamment à sa réputation internationale et à l’adhésion d’une très forte majorité de députés du parti, élu à la très grande majorité parmi quelque 6000 congressistes. Celui qui devient ainsi le troisième président de ce parti ivoirien historique est en effet proche de bon nombre de chefs d’État internationaux : Barack Obama, les Britanniques David Cameron et George Osborne, François Hollande, des dignitaires chinois, et une quarantaine de chefs d’État africains.
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Dominique Barton, CEO de McKinsey, a été l’un des dix dirigeants de grandes entreprises à s’engager en faveur de la parité homme/femme, vendredi 22 janvier à Davos. Les dix patrons se sont fixés pour objectif une parité totale dans leurs entreprises à l’horizon 2020. Selon la définition de l’ONU, la parité est atteinte dès lors que l’entreprise compte entre 40 et 60 % de représentants de chaque sexe.
McKinsey a d’ores et déjà atteint la parité pour son effectif global, ayant au moins 40 % de femmes parmi ses consultants. C’est du côté du senior management que le cabinet américain doit encore faire des efforts, à l’instar des autres signataires de l’appel. Dominique Barton s’est engagé à parvenir à 40 % de femmes partners au moins d’ici 2020. Un objectif ambitieux en si peu de temps, mais les dix dirigeants ont décidé de montrer l’exemple et entraîner avec eux les autres entreprises. Il faut dire que sans un réel sursaut des décideurs, les experts de l’ONU estiment que l’égalité entre homme et femme ne sera pas atteinte avant quatre-vingts ans. Soit plus de trois générations…
Diplômé de Polytechnique (promo 1984) et des Mines (1986), Tidjane Thiam avait effectué un premier round de trois ans chez McKinsey Paris avant de faire un passage (d’un an) par la World Bank, puis de revenir dans les bureaux de New York du cabinet durant quatre ans. En 1994, premier retour dans son pays d’origine où il sera nommé CEO du Bureau national d’études techniques et du développement, l’organe d’études du Gouvernement ivoirien, puis, en 1998, il intégrera le gouvernement d’Henri Konan Bédié, comme Secrétaire du développement et du planning. Après avoir quitté brutalement son pays natal lors du coup d’État, Tidjane Thiam, après cinq mois sans emploi, retrouve McKinsey Paris (entre 2000 et 2002) en qualité de partner, avant d’être recruté par le groupe Aviva en Grande-Bretagne : directeur de la stratégie et du développement, managing director international, CEO Europe (2006-2008). L’expert assurances passera ensuite sept années chez le géant UK Prudential, d’abord comme CFO, avant d’être promu CEO en 2009, puis cinq ans au Credit Suisse, également comme CEO (entre 2015 et 2020).
Tidjane Thiam est pour le moins un homme actif et influent un peu partout aux quatre coins de la planète. Depuis 2017, il est membre du board du think tank US, The Council on Forgien Relations, membre de la commission finances du Comité international olympique (depuis 2019), président du comité d’audit du groupe Kering (depuis 2020), président du fonds d’investissement Freedom Acquisition Corporation qu’il a créé (coté depuis 2021 et dans lequel François Pinault a investi), et directeur non exécutif du groupe Publicis depuis 2022.
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