Ousmane Sonko investi pour la présidentielle au Sénégal

Ousmane Sonko en novembre 2023. © Facebook / Ousmane Sonko.

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Publié le 1 janvier 2024

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Ousmane Sonko a été investi le 31 décembre pour l’élection présidentielle de 2024 dans un lieu privé, à huis clos, après l’interdiction du meeting public prévu la veille, selon un responsable et des images de la télévision de son camp.

Le dossier de candidature d’Ousmane Sonko déroge légèrement aux formes requises. © Youri Lenquette pour JA

Au Sénégal, Ousmane Sonko candidat envers et contre tout

L’investiture de l’opposant emprisonné à ce scrutin s’est symboliquement tenue en présence d’une cinquantaine de personnes. Un meeting initialement prévu le 30 décembre à Dakar avait été interdit pour « menaces de troubles à l’ordre public ».


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Dans son message de fin d’année, le président Macky Sall a déclaré qu’il ferait « en sorte » que la présidentielle du 25 février 2024 « se déroule, comme les précédentes, de façon paisible et dans les meilleures conditions d’organisation ».

Bras de fer

Ousmane Sonko est le personnage central d’un bras de fer de plus de deux ans avec l’État qui a donné lieu à plusieurs épisodes de troubles meurtriers.

Après le refus de l’administration de délivrer à Ousmane Sonko les documents nécessaires, ses avocats avaient annoncé leur intention de déposer sa candidature au Conseil constitutionnel, disant « faire confiance à la justice » face à un État cherchant selon eux à l’ « écarter » du scrutin.

Candidature relancée par la justice

L’opposant de 49 ans est emprisonné depuis fin juillet sous plusieurs chefs d’inculpation, dont appel à l’insurrection. Il dénonce ces affaires et les autres dans lesquelles il a été mis en cause comme des complots visant à l’écarter de la présidentielle.

Ousmane Sonko en novembre 2023. © Facebook / Ousmane Sonko.

Au Sénégal, Ousmane Sonko en appelle au Conseil constitutionnel

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Mi-décembre, un juge a relancé sa candidature en ordonnant sa réinscription sur les listes électorales, confirmant une décision rendue en octobre par le tribunal de Ziguinchor (sud) qui avait été cassée par la Cour suprême. L’État a déposé un recours contre la décision de mi-décembre.

Plus de 90 candidatures ont été remises au Conseil constitutionnel, qui doit annoncer la liste des prétendants retenus le 20 janvier.


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(Avec AFP)

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