Six dirigeants du sport français soupçonnés de parjure après leurs déclarations devant les députés

Au terme d’un travail long de six mois sur les défaillances des fédérations sportives françaises, la commission d’enquête parlementaire va dévoiler son rapport de synthèse le 16 janvier prochain. Le journal « Le Monde » révèle ce jeudi que six personnes, parmi les 90 auditionnées sous serment dans le cadre de cette commission – dirigeants, cadres de fédérations, associations et élus – ont fait l’objet d’un signalement à la justice pour parjure le 26 décembre dernier.

Sont visés Gilles Moretton (président de Fédération française de tennis), Gwenaëlle Noury (présidente de la Fédération française des sports de glace), Serge Lecomte (président de la Fédération française d’équitation), Jean Lapeyre (directeur juridique de la Fédération française de football), Jean-Luc Rougé (ancien président de la Fédération française de judo et secrétaire général de la fédération internationale) ainsi que Fabien Canu (directeur général de l’Insep).

Le quotidien ajoute que Gilles Moretton est ciblé pour un parjure supposé sur « des éléments financiers ». Les autres personnes pointées du doigt n’auraient pas « dénoncé des faits de violences sexuelles ou sexistes dont elles auraient eu possiblement connaissance. »

Nadir Allouache, président de la Fédération de kickboxing, muay thaï et disciplines associées, pourrait, prochainement, allonger la liste des mis en cause, toujours selon « Le Monde ». Il revient désormais au procureur de Paris de se prononcer et donner suite, peut-être, à ces signalements.

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