Quelques semaines après que plusieurs agences gouvernementales ont interdit à leurs employés d’apporter des appareils d’origine étrangère sur leur lieu de travail, la police chinoise vient d’affirmer être en mesure de pirater la technologie Airdrop du groupe Apple. Comme le rappelle Bloomberg, cette fonctionnalité, qui permet de partager facilement des contenus entre iPhone, iPad et Mac, s’est attiré les foudres des autorités. Elle est en effet massivement utilisée par les militants pro-démocratie pour diffuser des contenus critiques envers le Parti communiste.
« De potentielles mauvaises influences »
Directement soutenu par le gouvernement, un institut basé à Pékin (Chine) aurait réussi à hacker Airdrop afin de mettre la main sur les numéros et les adresses électroniques des expéditeurs qui utilisent cette fonctionnalité. La police affirme avoir déjà identifié plusieurs suspects grâce à cette technique, mais ne précise pas si des arrestations ont été menées. « Cela améliore l’efficacité et la précision de la résolution des affaires et empêche la propagation de remarques inappropriées ainsi que de potentielles mauvaises influences », a déclaré l’institut ayant développé cet outil.
Plusieurs analystes craignent que cette découverte, si elle est avérée, ne limite encore plus la liberté d’expression dans un pays où elle est déjà complètement muselée. Plusieurs exemples ont récemment mis en lumière l’existence d’un important contrôle, à l’image de cet humoriste qui avait reçu, en mai dernier, une amende de deux millions d’euros après avoir fait une blague sur l’armée.
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