Une première controverse s’est invitée à la CAN 2023 qui
se dispute en Côte d’Ivoire depuis samedi et jusqu’au 11 février
2024.
Les premiers matchs du tournoi ont dévoilé leur lot de
surprises. Si le pays hôte a tenu son rang face à la
Guinée-Bissau (2-0), ce n’est pas le cas du Nigeria,
deuxième tête d’affiche du groupe A après la Côte d’Ivoire, et
encore moins des favoris de la poule B, l’Égypte et le Ghana. En
effet, les Super Eagles ont été surpris par la Guinée Equatoriale
(1-1), au même titre que les Pharaons qui ont arraché
un nul miraculeux devant le Mozambique
(2-2) grâce à Mohamed Salah sur penalty au bout des
arrêts de jeu. Le grand perdant est le Ghana, logiquement battu par le Cap-Vert
(1-2).
Si les émotions ont bien été au rendez-vous, c’est tout
l’inverse qui s’est produit en tribunes. En effet, ce dernier n’a
pas vraiment répondu à l’appel. Alors que le match d’ouverture
était annoncé pratiquement à guichets fermés, finalement
“seulement” 37 000 spectateurs environ étaient dans les
tribunes du Stade Alassane Ouattara d’Ébimpé, d’une capacité de
60 000 places pourtant. Soit un taux d’affluence de 61,43 %.
Ce qui a valu un tacle au public ivoirien de la part de
l’emblématique Claude Le
Roy. Le pourcentage a drastiquement chuté à moins de
15 % pour le deuxième match dans l’enceinte, Nigeria-Guinée
Equatoriale, avec la présence de 8 500 supporters
dimanche.
Spéculation, sécurité, conditions
climatiques
La première cause identifiée par les médis locaux est les
problèmes d’acquisition des tickets. Ces derniers feraient l’objet
de spéculation et de surenchère sur le marché noir. Le Comité
d’organisation de la CAN (Cocan) reste lui muet face à ce phénomène
récurrent. Autre élément de réponse émanant des supporters :
la crainte de l’insécurité en raison de la supposée mollesse du
dispositif sécuritaire. Un argument battu en brèche par la police
néanmoins. Celle-ci assure avoir mis en place des check-points pour
fin de faciliter la circulation des personnes et d’assurer leur
sécurité.
Invité à réagir face à la polémique, le président de la
Fédération ivoirienne de football (FIF), Idriss Diallo, a évoqué
des raisons climatiques, mais a apporté son soutien aux forces de
l’ordre ivoiriennes. « On va essayer de comprendre
pourquoi il y avait moins de monde (samedi, ndlr) parce que
fondamentalement même le match face aux Seychelles (en novembre,
ndlr) on avait plus de monde. Est-ce que les gens (le public) ont
eu peur de la pluie, de la distance, des conditions
(sécuritaires) ? Mais que les gens se rassurent, les forces de
l’ordre ont fait un travail exceptionnel et il faut les
féliciter », a-t-il déclaré. Puis de promettre :
« Progressivement les gens vont être assidus au
stade. » Rendez-vous pris jeudi prochain pour le choc
Côte d’Ivoire-Nigeria, comptant pour la deuxième journée du groupe
A.
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