VIDEO – L’entreprise Vogo développe sa technologie pour la détection des commotions cérébrales

L’entreprise Montpelliéraine Vogo, spécialisée dans la vidéo sur les terrains de sport, a obtenu 800 000 € pour développer un programme national. Détecter au plus vite les commotions cérébrales chez les sportifs. Une chronique en partenariat avec ToulÉco Montpellier.

Fondée en 2013 à Montpellier par Christophe Carniel, cette sportech, cotée en bourse, a d’abord développé une innovation numérique pour tous les fans de sport. Lors d’un événement sportif, le spectateur peut suivre le match en direct sur leur téléphone ou se repasser les meilleurs moments gratuitement. « Je suis passionné de sport à la base et ingénieur en vidéo et image. Alors avec mes associés, on voulait créer une activité autour de ces deux passions ». En dix ans, l’entreprise est désormais leader sur le marché et a des partenariats avec de nombreuses fédérations internationales, notamment la FIFA.

Détecter les commotions cérébrales

Depuis quelques années, Vogo se positionne aussi sur les questions de santé des joueurs. C’est en 2018 que l’entreprise installe un système vidéo lors des matchs de rugby en top 14 pour détecter au plus vite les commotions cérébrales. En France, on estime que cinq millions d’amateurs et de professionnels font face à un tel risque. « Le problème dans la détection d’une commotion est qu’elle n’est pas toujours évidente pour les médecins sur le terrain » explique Christophe Carniel. Avec la vidéo de Vogo, il y a six angles différents d’une même action. L’examen après un choc dure 12 minutes, pas une de moins. Ensuite, le joueur est autorisé à reprendre le jeu ou non.

Pour développer cette technologie, l’État, la Région Occitanie et Montpellier Méditerranée Métropole financent aux côtés de Vogo un programme pour répondre à ces enjeux mondiaux. 800 000 € de financement pour avancer dans l’innovation. Ce programme de recherche a aussi pour ambition d’apporter de nouvelles solutions dans le sport semi-professionnel, amateur et chez les jeunes. « Car lors des matchs amateurs, il n’y a pas forcément de médecin sur le terrain ». Christophe Carniel veut donc proposer un système vidéo clés en main à installer dans les stades pour détecter au plus vite les chocs les plus violents. « Un système d’alerte pour mettre le jeune en sécurité et pouvoir donner les vidéos au médecin lors de la consultation ».

Vogo souhaite aller plus loin avec les fédérations, en essayant de créer un système vidéo pouvant estimer l’endroit exact où s’est produit le choc dans le cerveau.

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