En 2020, près de cinq millions de cas de paludisme ont été rapportés parmi les 12,1 millions d’habitants du Bénin.
Dans les prochains mois, les autorités béninoises vont lancer une grande campagne de vaccination contre le paludisme, une grande première dans le pays. C’est une annonce du ministre béninois de la Santé, le professeur Benjamin Hounkpatin. Le 15 janvier, il a réceptionné à l’aéroport de Cotonou, 215 900 doses de RTS,S, le tout premier vaccin développé par le laboratoire britannique GlaxoSmithKline (GSK). Sans préciser la date du démarrage de la campagne, le ministre a estimé que l’arrivée de ce lot de vaccins est une phase capitale pour une vaccination plus large « contre l’une des maladies les plus mortelles pour les enfants africains ».
Benjamin Hounkpatin a profité de l’occasion pour faire un plaidoyer en direction des populations. « La vaccination reste et demeure, l’une des stratégies les plus sûres, les plus efficaces et les plus rentables pour lutter contre les maladies. Je garde espoir qu’avec l’initiative de la vaccination contre le paludisme, nous arriverons bientôt à bout de cette maladie, » a déclaré le ministre béninois de la santé.
Ces doses de vaccins sont destinées aux enfants de moins de deux ans vivant dans les régions du pays qui sont les plus touchées par la maladie. Le Bénin est le quatrième pays à recevoir le vaccin RTS,S après le Cameroun, la Sierra Leone et le Burkina-Faso.
Le vaccin RTS,S est développé pour protéger les enfants de moins de cinq ans contre le paludisme et doit être administré en quatre doses. D’après l’Oms, le produit est « sûr et efficace ».
Lors de la phase pilote du vaccin en 2023, quelque 1,7 millions d’enfants ont reçu des doses au Ghana, au Kenya et au Malawi.
Durant cette année 2024, les neuf pays que sont : le Bénin, le Burkina Faso, le Burundi, le Cameroun, le Liberia, le Niger, l’Ouganda, la RDC et la Sierra Leone pour procéder à leurs premières expériences de vaccination avec le RTS,S.
RK/te/APA
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