Majecki (8): comme à Lens, il s’est mué en héros. Sa parade de la main et son plongeon devant Arconte (4′, 18′) sont de haut niveau. Attentif jusqu’au bout face à Depres (90’+4). Il a pris de l’épaisseur et, sans lui, Monaco était mené à la pause. Köhn ne doit pas s’endormir.
Matsima (7): des prises de risque payantes dans la relance, notamment quand il a cherché Fofana. Il a tenu la distance dans les duels et sur les courses des attaquants ruthénois. Très précis, aussi, dans son placement. Sa meilleure copie de la saison.
Zakaria (5): déposé par Arconte, il s’en tire sans dommage (18′), mais il n’est pas aussi dominateur derrière qu’au milieu. Il peut jouer plus vite et plus simple sur certaines récupérations.
Kehrer (5): il a débuté à l’envers, peu en verve dans la relance. Il lâche complètement Mambo sur l’égalisation (21′). Il s’est repris avec deux interventions tranchantes devant Arconte (41′, 53′).
Vanderson (6): il est monté en puissance et sa seconde période a été très consistante. Autoritaire, il arrache le ballon qui conduit au 1-2. Il s’est essayé deux fois (49′, 82′) et sa seconde tentative aurait dû être cadrée mais le lactique cognait fort.
Fofana (6): sentinelle et plus défensif qu’il ne l’est cette saison, il a d’abord galéré dans la densité du milieu du RAF. Il a demandé à recevoir les ballons plus vite pour exister. Il a fini par se défaire de l’étau en utilisant bien le cuir.
Diop (3): plus offensif que Fofana, il a été timide et transparent. Il avait une chance de se montrer mais il ne l’a pas saisie. Il a commis des fautes et notamment celle qui amène l’égalisation. Remplacé par Akliouche (7, 46′), qui a transfiguré l’équipe.
Ouattara (6): il a de l’énergie à revendre et doit parfois se canaliser. Il sort à contre-temps et s’oblige à faire de gros efforts défensifs derrière. Buades et Corredor lui ont posé des problèmes en première période. Mieux après la pause, il a encore affiché sa qualité de centre et signé sa deuxième passe décisive en cinq matchs. Remplacé par Cartillier (90’+1).
Golovin (6): longtemps dans la nasse, il a retrouvé des couleurs après la pause. Il a joué quelques coups en une touche, notamment sur les deuxièmes et troisièmes buts. Remplacé par Coulibaly (90’+1).
Ben Yedder (9): un penalty, un but de renard et un plat du pied : sa palette est d’une largesse inouïe. Il lance Balogun avant que l’Américain ne soit fauché et plante encore deux fois derrière. Il était trop bas en première période.
Balogun (5) : en dehors de ses deux courses sur le penalty et le deuxième but, il a été longtemps déconcertant. Pris au hors-jeu (42′, 44′, 47′) ou devancé par ses défenseurs, il doit hausser le ton.
Coach: 6
L’entrée d’Akliouche a changé le visage de son équipe et permis de se qualifier.
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