Nouvelle mobilisation contre la loi immigration ce dimanche avant la décision du Conseil constitutionnel jeudi
C’est une étape importante pour les opposants à la loi immigration : ils descendent à nouveau dans la rue ce dimanche partout en France à l’appel de 200 personnalités du monde culturel, associatif et politique. Ce sera la dernière grande journée de mobilisation contre la loi immigration avant la décision du Conseil constitutionnel attendue jeudi prochain 25 janvier.
Comédiens, élus, syndicats, et personnalités de tous horizon appellent à manifester contre la loi adoptée au forceps par le parlement le 19 décembre, qui consacre, selon eux, la victoire idéologique « de l’extrême droite », un texte « rédigé sous la dictée des marchands de haine qui rêvent d’imposer à la France leur projet de « préférence nationale » et sur lequel Emmanuel Macron a reconnu des « dispositions contraires à la constitution« .
160 marches prévues ce dimanche
Des cortèges étaient prévus en fin de matinée ce dimanche à Gap, au Havre, à Nantes, Clermont-Ferrand, Briançon ou Niort…. À Nîmes, quelques 600 personnes ont défilé, près de 500 à Alès, 150 environ à Perpignan et entre 600 et 700 à Pau. À La Rochelle, le cortège a regroupé 450 personnes, et 350 à Laval.
D’autres sont annoncés en début d’après-midi (Saint-Brieuc, Lyon, Bordeaux, Rennes, Rouen, Strasbourg, Poitiers, Orléans, Marseille….) Et à Paris, à 14 heures, les manifestants iront de Trocadero aux Invalides. Après la dernière manifestation du 14 janvier, lors de laquelle des milliers de personnes avaient défilé à l’appel d’associations de défense des immigrés, plus de 160 marches sont prévues ce dimanche.
« Soucieux de rassemblement et de solidarité plutôt que de division sans fin de notre société, nous demandons au président de la République de ne pas promulguer cette loi« , écrivent les auteurs de l’appel, dont de nombreuses personnalités du monde de la culture comme les comédiennes Josiane Balasko, Ariane Ascaride, Marina Foïs, la réalisatrice Alice Diop, ou encore les écrivains Erik Orsenna à Alice Zeniter, Nicolas Mathieu, Nancy Huston.
En cause, les nombreux ajouts du Parlement au texte initial du gouvernement, donnant une coloration très droitière à une loi qui devait initialement reposer sur deux volets, l’un répressif pour les étrangers « délinquants », l’autre favorisant l’intégration. Mais désormais, le texte comprend de nombreuses mesures controversées, comme le durcissement de l’accès aux prestations sociales, l’instauration de quotas migratoires, ou le rétablissement du « délit de séjour irrégulier« .
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