Le retour en France, avec ses températures négatives et moindres d’une trentaine de degrés de celles ressenties au Bénin, a eu lieu mi-janvier pour les prêtres du doyenné de Tours-Sud. Soit les paroisses de Joué-lès-Tours, Chambray-lès-Tours, Saint-Avertin, Veigné, Montbazon, Azay-le-Rideau et Ballan-Miré.
Du 3 au 12 janvier, ils ont passé neuf jours à Cotonou, au Bénin, patrie d’origine de trois d’entre eux : Jean-Jacques Adogony, François-Xavier Oniossou et Jean-Marie Tokpanou. « Ils sont en France depuis plusieurs années. C’est une chance inouïe de les avoir ici », salue Rémy Soubrier, le prêtre de Joué-lès-Tours.
L’héritage de Michel Dujarier
En mai dernier, avec Pierre Fouquier et Philippe Landais, les deux derniers prêtres du doyenné, les six hommes ont commencé à évoquer l’idée d’un voyage au Bénin. « Et on a commencé à préparer ça en septembre 2023, reprend Rémy Soubrier. On s’entend très bien, on se réunit à Joué une fois par semaine pour fédérer nos paroisses, avoir une même dynamique sur le secteur. »
Le voyage avait notamment pour objectif « de remercier les familles, la paroisse et leur évêque de les avoir laissés venir ici, en France », salue Rémy Soubrier, avant de revenir sur l’histoire entre Tours et le Bénin : « Au début des années 60, le prêtre Michel Dujarier y a été envoyé comme missionnaire et il a formé, pendant trente ans, des générations entières de prêtres. Jean-Jacques, François-Xavier et Jean-Marie en faisaient partie. Michel Dujarier est décédé l’an dernier et c’était important de reprendre le flambeau pour maintenir un lien entre les diocèses de Tours et de Cotonou. »
Les six prêtres avec l’archevêque de Cotonou, Roger Houngbedji (au centre).
© (Photo fournie par la paroisse Saint-Marc de Joué-lès-Tours)
« Ils construisent une église »
Au Bénin, les six prêtres ont rencontré des élus locaux, évoqué l’histoire et l’avenir du pays. « Nous avons été marqués par la pauvreté mais aussi tous été agréablement surpris par le Bénin. Ils sont en train de construire une église de 5.000 places. Il y avait 1.500 personnes sur les offices en semaine. On a vécu l’Épiphanie là-bas. Nous étions toujours tous les six ensemble, ce qui n’arrive jamais ici. Notre amitié s’est renforcée », apprécie-t-il.
Pendant leur absence, deux prêtres coopérateurs ont assuré les célébrations sur les paroisses du doyenné Tours-Sud. « On est tous partis pendant plus d’une semaine à l’autre bout du monde. Des prêtres de Tours centre sont aussi venus aider, notamment pour l’Épiphanie », ajoute Rémy Soubrier, qui n’exclut pas de retourner au Bénin prochainement. Mais pour le moment, ce sont des prêtres béninois qui vont faire le chemin inverse. Le premier est attendu dans les prochains jours.
Notre-Dame-de-la-Paix fermée
L’église Notre-Dame-de-la-Paix est fermée depuis le 12 janvier et le restera « jusqu’à nouvel ordre », indique le père Rémy Soubrier. Cette fermeture est la conséquence d’un court-circuit qui a mis hors-service l’éclairage et le chauffage de l’église. C’est un câble souterrain situé entre les salles paroissiales et l’église qui est en cause. Après expertise, une entreprise doit intervenir et « on espère que ce sera rétabli dans les quinze jours », ajoute le prêtre. En attendant, les célébrations ont lieu à l’église Sainte-Marie-de-l’Incarnation de la Vallée-Violette.
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