l’avenir gazier de Saint-Louis, entre espoir et réticences

Les Sénégalais vont aux urnes le 25 février prochain pour choisir un nouveau président de la République. D’ici là, nos correspondants sillonnent le pays pour aller à la rencontre des habitants. Saint-Louis, la grande ville du Nord, est depuis plusieurs années l’un des fiefs de la majorité, mais l’opposition gagne du terrain. Et la population voit le début annoncé de l’exploitation du gaz avec un mélange d’espoir et de réticences.

De notre envoyée spéciale à Saint-Louis,

Les installations gazières brillent désormais à l’horizon, le soir, quand on porte le regard vers l’océan. L’exploitation de grandes ressources gazières, notamment celles du projet « Grand Tortue Ahmeyin », suscite de l’espoir à Saint-Louis : une centrale électrique au gaz et un gazoduc vont être construits. Le début de l’activité repoussé plusieurs fois est maintenant prévue pour le troisième trimestre 2024. Ce nouveau secteur permettra-t-il à la grande ville du Nord du Sénégal de redémarrer ? Ici, comme dans d’autres localités, l’emploi est un problème… Il y a peu d’entreprises et pas d’usines. Le tourisme qui faisait vivre de nombreuses personnes a ralenti depuis la pandémie de Covid-19.

Saint-Louis est une grande ville universitaire, avec l’université Gaston Berger, deuxième du pays, beaucoup de jeunes soutiennent l’opposant Ousmane Sonko. La jeunesse s’est soulevée comme à Dakar à plusieurs reprises en 2021 et 2023 pour protester contre l’arrestation du leader du Pastef, aujourd’hui éliminé de la liste définitive des candidats, mais qui a désigné un plan B : Bassirou Diomaye Faye.

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