Ce que révèle l’enquête du Monde sur les dépenses de la famille Princière de Monaco

Ce lundi 22 janvier dans les colonnes du Monde, les journalistes Gérard Davet et Fabrice Lhomme ont publié le premier des quatre volets de leur enquête sur Claude Palmero, l’ancien administrateur des Biens du prince Albert II. Un premier épisode intitulé « Monaco, les cahiers secrets ».

Ces cahiers, au nombre de cinq, ont été noircis au fil des années par Claude Palmero, du temps où il était encore en poste. Le Monde a pu prendre connaissance de ces cahiers dits « secrets ». 

Dans cette longue enquête, nos confrères révèlent plusieurs choses dont les besoins et les dépenses de la famille Grimaldi, du temps où Claude Palmero officiait encore, en temps que « super-comptable ». Voici ce que l’on a appris. 

Appartement à New York, assurance anti-kidnapping… 

Lorsque Claude Palmero arrive au service du Prince Rainier III en 2001, la famille du Souverain s’est agrandie de deux enfants illégitimes qu’Albert II a reconnus depuis. Jazmin Grace Grimaldi et Alexandre Coste Grimaldi. Le Prince les reconnaît officiellement plusieurs années plus tard et tous deux « seront associés à son héritage ». Un héritage financier notamment. Dans cette enquête, on apprend ainsi que Jazmin Grace perçoit l’équivalent de 79.000 euros par trimestre et qu’en 2017, la jeune fille a eu un appartement à New York, acheté au prix de trois millions de dollars par Palmero.

Pour Alexandre, l’enquête révèle qu’une assurance anti-kidnapping a été souscrite et que pour sa mère Nicole, le prince Albert a financé l’ouverture d’une boutique à Londres pour un montant de « 350.000 euros ». Puis cette dernière aurait obtenu un « pied à terre« , que Claude Palmero aurait acheté et mis au nom d’Alexandre. A côté de ces dépenses, ce dernier indique qu’il a également payé les deux employées de Mme Coste. 

Des dépenses immobilières importantes 

Sur le plan immobilier, Le Monde indique notamment que le prince Albert II a versé un « complément » pour l’acquisition par la princesse Stéphanie d’un appartement à 30 millions d’euros, un prix « bien au-dessus du marché. » 

La princesse Caroline elle, est rappelée à l’ordre quant aux dépenses faites pour la propriété familiale située dans l’Aisne. « Je vais faire un rappel quant aux contraintes budgétaires », peut-on lire dans l’enquête, reprenant les écrits de Palmero.

On apprend également que M. Palmero a été un « prête-nom » pour les transactions et les achats de biens. Plusieurs membres de la famille princière auraient ainsi bénéficié de logements, acquis au nom de Claude Palmero. Selon lui, c’était « par dévouement » et « pour éviter des risques au prince et à la famille princière. J’ai pris ces risques à leur place, évidemment en accord ou à la demande du prince. » L’avocat d’Albert II lui, n’est pas de cet avis: « il avait organisé un système par lequel il s’acquittait de la fiscalité française avant de la refacturer aux membres de la famille concernés. »

Une dotation de 7.5 millions d’euros pour la princesse Charlène 

Une autre partie de cette enquête est consacrée aux dépenses de la princesse Charlène. Selon Le Monde, « en 2023, la dotation globale annuelle de son épouse était proche de 1,5 million d’euros, celle accordée à Caroline de plus de 900.000 euros et celle de Stéphanie d’environ 800.000 euros. » Des sommes qui permettent à ces trois femmes de « gérer leur quotidien ». Reste que si les sommes paraissent importantes, elles sont revues à la hausse d’année en année. Parfois, elles sont mêmes insuffisantes pour les dépenses effectuées.

Ainsi, selon le quotidien, alors que la dotation de la princesse Charlène s’élevait à 7.5 millions d’euros sur plusieurs années, cette dernière aurait dépensé le double, soit « environ 15 millions d’euros ». Sur ce point, le Palais indique par la voix de son avocat qu’en cas de dépassement, « la consigne lui était donnée de les faire intégralement prendre en charge par le patrimoine privé de la famille. »

Lorsque la princesse Charlène souhaite agrandir le personnel à son service, Claude Palmero met son veto. « 8,5 personnes à son service, il n’y en a jamais eu autant », peut-on lire. Pour la location de la villa de Calvi, c’est près d’un million d’euros qui seront dépensés en deux mois. Pour Sean, le frère de Charlène, ce sera une somme proche du million d’euros qui sera versée « pour sa maison », avec l’accord du Prince, selon les carnets. 

« Ses devoirs lui imposaient une discrétion absolue, que ses déclarations publiques ont violée »

Après la révélation de cette enquête, le prince Albert II a indiqué au Monde que le contenu des cahiers de Claude Palmero ne renfermerait que sa réalité. « Les prérogatives de Claude Palmero ne l’autorisaient pas à parler en mon nom, ce qu’il a fait de plus en plus régulièrement, refusant même, par moments, de relayer mes décisions. Ses devoirs lui imposaient une discrétion absolue, que ses déclarations publiques ont violée. Ils lui imposaient également une loyauté que les derniers propos inacceptables qu’il m’a tenus ont foulée aux pieds. En me séparant de M. Palmero, j’ai exercé le pouvoir de choisir l’administrateur des biens de mon choix. Les événements ont confirmé combien cette décision était la bonne. »

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