crash d’un avion russe, Moscou avertit la France… Le point du jour

Alors que des frappes russes ont encore fait neuf blessés à Kharkiv, dans la nuit de mardi à mercredi, la Russie a accusé l’Ukraine d’avoir abattu un avion militaire transportant des prisonniers ukrainiens. Voici ce qu’il faut retenir de cette journée.

La situation en Ukraine ce mercredi 24 janvier 2024. | INFOGRAPHIE OUEST-FRANCE

La situation en Ukraine ce mercredi 24 janvier 2024. | INFOGRAPHIE OUEST-FRANCE

L’armée russe pénètre dans la ville d’Avdiïvka, neuf personnes blessées à Kharkiv

Pour la première fois, l’armée russe aurait pénétré au sein de la ville ukrainienne d’Avdiïvka, point chaud des combats dans l’est de l’Ukraine. Le maire de la ville a assuré à l’AFP que les forces russes ont été repoussées. Selon Vitaly Barabach, la situation est « difficile mais sous contrôle ».

Dans la nuit de mardi à mercredi, au moins neuf personnes ont été blessées par des frappes russes à Kharkiv, dans le nord-est de l’Ukraine, a annoncé le gouverneur régional. « Vers 22 h (heure locale), l’ennemi a tiré sur […] Kharkiv » avec « des missiles S-300 », a expliqué sur Telegram Oleg Synegoubov. Parmi les blessés figure une fillette de 4 ans, « qui a été soignée sur place », a-t-il précisé. Des maisons et des installations de télécommunication ont été endommagées dans l’attaque, selon le gouverneur.

Dans la région de Kherson, partiellement occupée par la Russie, les autorités régionales ont annoncé que cinq civils ont perdu la vie, mardi, dans plusieurs frappes russes. Selon le gouverneur Oleksandre Prokoudine, six personnes ont également été blessées.

Dans la matinée, les autorités russes ont dit que quatre drones ukrainiens avaient été abattus dans la région d’Orel (environ 300 km au sud de Moscou) et un autre près de Belgorod.

Moscou accuse Kiev d’avoir abattu un avion russe transportant des prisonniers ukrainiens

La Russie accuse l’Ukraine d’avoir abattu un avion militaire russe près du village russe de Iablonovo, à 45 kilomètres de la frontière entre les deux pays, rapporte l’AFP. Selon Moscou, aucun occupant n’est sorti vivant de ce crash. Toujours selon les autorités russes, l’avion transportait un équipage de six personnes, trois militaires ainsi que 65 prisonniers ukrainiens qui devaient être échangés dans la journée. Ce dernier affirme que l’armée ukrainienne « savait pertinemment » que cet avion transportait à son bord des prisonniers ukrainiens jusqu’à Belgorod, avant de rejoindre un point de rendez-vous à la frontière.

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Contactées par l’AFP, les autorités ukrainiennes n’ont pas commenté l’incident. Seul le commissaire des droits humains de l’Ukraine, Dmytro Loubinets, a pris la parole. Dans un message publié sur sa page Facebook, il a déclaré vouloir attendre « tous les détails » sur cette affaire et appelle « les médias et les citoyens ukrainiens à ne pas tirer de conclusions hâtives ». Avant d’ajouter : « L’ennemi est insidieux. Nous connaissons tous les méthodes que la Russie utilise pour déstabiliser la société. »

Le renseignement militaire ukrainien (GUR) a affirmé, d’après l’AFP, ne pas avoir « d’informations fiables » sur les passagers de l’avion russe abattu. Néanmoins, il a confirmé qu’un échange de prisonniers était prévu dans la journée avec la Russie.

Bien qu’à court de soldats, l’Ukraine repousse sa loi sur la conscription

Les 850 000 soldats ukrainiens vont devoir patienter avant d’obtenir du renfort. Le projet de loi, qui devait être examiné par le parlement à partir du 11 janvier, a été retiré. Le texte devait permettre la mobilisation de 450 000 à 500 000 nouveaux combattants, mais aussi de combler les pertes élevées, sur lesquelles l’armée ne communique pas, ainsi que de relever celles et ceux qui combattent les Russes depuis bientôt deux ans.

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« Il n’y aura rien de nouveau sur la loi sur la mobilisation. Ni aujourd’hui ni dans un futur proche », a affirmé le député Yaroslav Zhelezniak, du parti pro-européen Voice. Rustem Umerov, le ministre de la Défense, a toutefois précisé que le texte allait être amendé et prochainement présenté au gouvernement.

Des « mercenaires » français en Ukraine ? L’avertissement de la Russie à la France

Les députés russes ont voté, ce mercredi, une résolution qui dénonce la présence présumée de « mercenaires » français dans les rangs de l’armée ukrainienne. Une accusation démentie par Paris, qui y voit une nouvelle campagne de désinformation du Kremlin.

« Il est regrettable que les autorités françaises, qui ont été autrefois avec notre pays l’un des initiateurs de la détente politico-militaire en Europe, prolongent avec leurs actions l’agonie du régime nazi de Kiev », indique cette résolution adressée à l’Assemblée nationale française et publiée sur le site de la Douma, la chambre basse du Parlement russe, rapporte l’AFP.

Ces accusations de « mercenariat » visant la France surviennent alors que Paris a multiplié ces dernières semaines les promesses de livraisons d’armements à l’Ukraine et s’apprête à conclure un accord de sécurité avec Kiev.

Répertoire des dommages causés par la Russie : dix millions de plaintes attendues en Ukraine

Un répertoire international des dommages causés par la Russie en Ukraine doit être opérationnel dès avril. « Je ne serais pas surpris qu’on atteigne les 10 millions de plaintes », a déclaré, ce mercredi, Markiyan Kliuchkovskyi, directeur exécutif du Registre des dommages de la guerre en Ukraine, une nouvelle institution internationale adossée au Conseil de l’Europe.

La mise en place de ce registre a été décidée lors d’un sommet du Conseil de l’Europe à Reykjavik en mai 2023. Ce répertoire soit permettre de conserver la trace des dommages infligés par la Russie à l’Ukraine depuis l’invasion du 24 février 2022 et d’en calculer le montant. L’objectif est, à terme, que l’Ukraine puisse obtenir des réparations. « L’idée est de répertorier les plaintes relatives aux pertes humaines, aux blessures, à la torture et autres souffrances physiques, y compris les violences sexuelles, aux déplacements forcés ou aux déportations, aux pertes de revenus, à la destruction de logements et des entreprises, à l’environnement », a précisé Markiyan Kliuchkovskyi.

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Avant fin avril, les Ukrainiens pourront enregistrer leurs plaintes en ligne via une application de service public déjà existante, appelée Diia. « Cela devra être aussi simple que se connecter avec son téléphone. Les personnes pourront facilement ajouter n’importe quel fichier, comme des photos, des certificats ou des déclarations, et les soumettre au registre en un clic. »

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