Hervé Renard sera-t-il sur le banc de la Côte d’Ivoire lundi pour le 8e de finale de la Coupe d’Afrique des nations face au Sénégal ? Ce jeudi soir, les probabilités de ce scénario existent. Comme révélé par L’Équipe dans la journée, la Fédération ivoirienne, organisatrice de la compétition, a lancé un appel au secours au sélectionneur vainqueur de la CAN en 2015 avec les Éléphants afin de venir en aide à une sélection mal embarquée après trois matchs (1 victoire, 2 défaites). Alors que la Côte d’Ivoire est encore qualifiée, elle a même remercié son sélectionneur, un autre Français, Jean-Louis Gasset.
L’heure est désormais à une opération sauvetage afin de redorer le blason des Éléphants, qui affronteront le Sénégal, parmi les grands favoris du tournoi, lundi soir (21 heures) à Yamoussoukro. Idriss Diallo, président de la Fédération ivoirienne, a jeté son dévolu sur Hervé Renard et l’a fait savoir à son homologue français, Philippe Diallo, ce jeudi. Car le principal obstacle est bien le suivant : Hervé Renard est déjà sélectionneur de l’équipe de France féminine, en contrat jusqu’à la fin du mois d’août 2024, à l’issue des Jeux olympiques de Paris.
La FFF pourrait-elle accepter un prêt de son entraîneur ? Rien ne l’en empêche. Hervé Renard n’est pas insensible aux intérêts des Éléphants et à la possibilité de remporter une deuxième CAN avec la Côte d’Ivoire. Une pige de quelques jours, pouvant aller jusqu’au 11 février, date de la finale, est envisagée. Selon nos informations, la FFF n’a pas fermé la porte. Ce jeudi soir, les discussions existent au sein de l’instance, où Jean-Michel Aulas, patron du développement du football féminin, était présent aux côtés du président Philippe Diallo pour un rendez-vous de travail avec le sponsor principal de D1 féminine.
Le calendrier et l’image renvoyée posent question
Contactés, la FFF et Hervé Renard n’ont pas souhaité réagir publiquement pour l’heure. Ce dernier, sélectionneur des Bleues depuis la fin mars 2023, a signé jusqu’en août 2024 avec l’équipe de France. Il est acquis qu’il ne prolongera pas l’aventure au-delà, quel que soit le scénario des JO. Deux risques toutefois de cette possible pige en Côte d’Ivoire : le calendrier et l’image renvoyée aux joueuses de l’équipe de France et au public.
En cas de victoire de la Côte d’Ivoire dans « sa » Coupe d’Afrique des nations, Hervé Renard ne sera rentré en France que le 12 février. Cette semaine-là, il doit pourtant annoncer une liste de joueuses convoquées pour le Final Four de la Ligue des nations féminines, du 23 au 28 février, avec un premier match disputé le 23 à Lyon face à l’Allemagne. La finale ou la petite finale aura lieu le 28 en Espagne ou aux Pays-Bas. Une compétition mise en avant par le sélectionneur et la FFF puisqu’elle pourrait être le premier titre officiel de l’histoire des Bleues, à quelques mois des Jeux olympiques.
Arrive donc la deuxième question : le message envoyé. Un sélectionneur en poste, féminin ou masculin, acceptant une pige pour entraîner une autre sélection, la situation serait inédite. Comment Hervé Renard pourra-t-il gérer une Côte d’Ivoire en crise et observer les trois prochaines semaines de compétition de ses joueuses, en championnat ou en Ligue des champions féminine ? Le sélectionneur de 55 ans semble estimer que cela est possible. L’un de ses mentors, Claude Leroy, au détour d’un entretien accordé au « Parisien » dans la journée nous l’affirmait aussi : « C’est possible. Il peut y avoir un prêt de 3 semaines. »
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