AS Monaco : Capable du meilleur comme du pire, Balerdi à l’image de Marseille

Au stade Vélodrome,

Un ballon hérité juste devant le rond central, une montée d’une bonne quinzaine de mètres avant d’envoyer une lourde frappe sèche presque à ras de terre pour aller battre Philipp Köhn. Un tir et un but digne d’un attaquant inscrit par Leonardo Balerdi, juste après le retour des vestiaires (50e) pour permettre à l’Olympique de Marseille de revenir au score contre l’AS Monaco (2-2), samedi soir au stade Vélodrome lors de la 19e journée de Ligue 1. De quoi faire exploser tout le stade Vélodrome avec ce « golazo ». « J’ai contrôlé, j’ai avancé, et je ne me suis pas posé de question. J’ai la confiance et on était plus haut sur le terrain. Je suis content pour le but, ma famille était là dans les tribunes », a savouré le défenseur qui vient juste de fêter ses 25 ans.

Voilà pour le meilleur, sauf que comme son équipe, le défenseur marseillais est aussi capable du pire malgré sa pleine confiance. Et on en a malheureusement encore eu un aperçu quelques minutes plus tôt, juste avant de rentrer aux vestiaires. Sur un ballon perdu par Aubameyang à l’entrée de la surface les Marseillais ont subi la foudre, de quoi donner le tournis à Balerdi. Ben Yedder a tranquillement mené l’attaque pour venir fixer l’Argentin, avant de servir Akliouche sur le côté droit.

Et plutôt que de suivre le ballon, des yeux comme dans la course, Balerdi a préféré jeter un coup d’œil dans le rétro pour finalement laisser le jeune monégasque tranquillement ajuster Pau Lopez (45+4). Un placement défensif et une orientation du corps impardonnable à ce niveau, même si Balerdi montre beaucoup de progrès ces dernières semaines. Malgré cette errance défensive, il a encore été le meilleur défenseur samedi soir et ce n’est plus un hasard si son nom est cité vers certains grands clubs comme l’Atlético Madrid.

Des petites erreurs qui coûtent très cher

A l’image des supporteurs marseillais, on est une nouvelle fois dur avec Balerdi et la faute est d’ailleurs plus à mettre au crédit d’Aubameyang sur le deuxième but monégasque. Ce que l’attaquant a volontiers admis : « Je dois finir l’action par un centre ou une frappe. Si l’équipe ne prend pas le deuxième but, on gagne ». Dommage quand on sait que le numéro 10 marseillais venait d’égaliser une première fois, quelques minutes plus tôt en mode renard des surfaces (39e).

Cela faisait pourtant déjà près d’une demi-heure que les hommes de Gennaro Gattuso jouaient en supériorité numérique après l’expulsion sévère de Maripan (11e) sur un duel avec Vitinha. Mais à cause de petites erreurs individuelles, à l’image de celle de Balerdi, les Marseillais couraient déjà au score depuis presque autant de temps, et l’ouverture de Ben Yedder parti dans le dos de toute la défense à quatre bricolée par Gattuso (7e).

« Je pense qu’on n’est pas content, il faut gagner ce match. C’est dur on n’a pas tous les joueurs mais on n’a pas d’excuse. Il manquait un but, on a fait un bon match mais prendre le deuxième but, ou même le premier, on doit faire plus attention parce que c’est trop facile », a reconnu Balerdi.

« La représenation de ce qu’on est »

Son entraîneur a finalement été lui, plus clément avec ses joueurs : « Avant le match, tout le monde était sûr qu’on allait perdre. Mais on a fait ce qu’on devait. Bien sûr, on a été avantagés par le fait de jouer à 11 contre 10, on a aussi raté des choses. Mais j’ai vu une équipe en vie, qui pouvait gagner. Je ne peux rien leur reprocher. C’est dur de ne pas avoir gagné, c’est une grande frustration, bien sûr. »

Une grande frustration, née autant des erreurs défensives que des innombrables loupés de Vitinha, qui coûte une nouvelle fois des points. L’OM fait du surplace avec ce nouveau match nul et manque l’occasion de revenir sur un adversaire direct. Comme depuis plus d’un mois et les points partagés à Montpellier juste avant la trêve (1-1).

« Je pense que c’est la représentation de ce qu’on est. On doit regarder vers l’avant, mais honnêtement je pense que ce n’est pas possible de leur en demander plus. Ils ont fait ce qu’ils devaient faire. Je ne vais pas parler de malchance, mais des petits épisodes nous coûtent cher. Avec le staff et les joueurs on n’a pas encore trouvé la solution pour inverser la tendance », n’a pu qu’admettre Gennaro Gattuso.

Le prochain match, chez l’Olympique Lyonnais toujours aussi mal en point après la défaite contre Rennes, pourrait coûter encore plus cher, surtout mentalement. Mais l’OM pourra compter sur la bonne forme de Balerdi, malgré ses quelques errances, lui qui a démenti tout départ lors de ces derniers jours du mercato hivernal.

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