la France boucle son tour de table in extremis pour obtenir la subvention de l’Union européenne

Et ce n’est que quelques heures avant que la France a pu boucler son tour de table pour le financement des études du tracé du Lyon-Turin.

Alors que l’Italie avance sereinement sur le chantier de la ligne ferroviaire transalpine, la France a pris du retard. Et aurait même pu repousser pour plusieurs décennies le projet si l’Etat n’avait pas mis la main à la poche et convaincu les collectivités de le suivre.

Pour atteindre les 130 millions d’euros nécessaires pour que Bruxelles débloque sa subvention de 90 millions, l’Etat et la Région Auvergne-Rhône-Alpes ont fait un effort dans la dernière ligne droite.

Avec 85 millions d’euros sur la table, l’Etat met presque autant que l’Union européenne. Car la participation des collectivités concernées, outre la Région, a été famélique.

Comme annoncé par Laurent Wauquiez, Auvergne-Rhône-Alpes a complété la somme manquante, tout en réclamant des garanties sur des investissements futurs sur le réseau ferroviaire du territoire. De 13 millions d’euros, la Région a finalement fait un chèque de 33 millions.

La Métropole de Lyon, malgré l’aversion des écologistes pour le projet de Lyon-Turin, a débloqué 5 millions d’euros. C’est légèrement plus que le Département de Savoie (3 millions d’euros). Le Département du Rhône ne va pas non plus finir sur la paille avec 1,5 million d’euros apporté au projet.

Le syndicat mixte des mobilités de l’aire grenobloise et le Grand Annecy ont promis chacun 1 million d’euros.

Enfin, le Grand Chambéry (450 000 euros) et le Grand Lac (300 000 euros) complètent le tour de table.

« Grâce à la mobilisation personnelle du ministre Christophe BÉCHU, les accords trouvés pour le contrat de plan Etat-Région comme pour les études des accès ferroviaires « Lyon-Turin » démontrent que des synergies territoriales fortes peuvent être trouvées au bénéfice de nos concitoyens et du développement économique de notre région », commente la préfète de région Fabienne Buccio.

Et forcément, un pas est fait en direction de Laurent Wauquiez et de ses attentes pour avoir doublé sa mise de départ : « L’investissement commun massif sur le contrat de plan Etat-Région permettra de soutenir fortement les trains du quotidien (petits lignes ferroviaires et RER métropolitains), mais aussi de favoriser le développement des véloroutes et de concrétiser la décarbonation des mobilités par le renforcement de nos capacités en matière de fret ferroviaire ».


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