Albert de Monaco à Biarritz pour défendre l’économie bleue de l’océan

Rien d’illogique à considérer qu’un prince visite une cité impériale. Encore moins alors qu’à Biarritz, se déroule, jusqu’au 31 janvier, la quinzième édition de Biomarine, un genre de think tank dédié à l’économie bleue et lancé en 2008 sous la présidence française de l’Union européenne. Albert II de Monaco est donc à son affaire.

Sa principauté à des principes et même une fondation…

Rien d’illogique à considérer qu’un prince visite une cité impériale. Encore moins alors qu’à Biarritz, se déroule, jusqu’au 31 janvier, la quinzième édition de Biomarine, un genre de think tank dédié à l’économie bleue et lancé en 2008 sous la présidence française de l’Union européenne. Albert II de Monaco est donc à son affaire.

Sa principauté à des principes et même une fondation Albert-II qui protège les mers du globe, dans la foulée d’un arrière-arrière grand-père qui avait déjà fondé en 1906 l’Institut océanographique, avant que le commandant Cousteau en personne ne dirige le musée océanographique du Rocher pendant trente ans.

« Soft power »

La famille Grimaldi maîtrise la science offshore et la principauté a développé un véritable « soft power » au service de la défense de la biodiversité et de la lutte contre le changement climatique. L’action est plutôt bienvenue et saluée par les scientifiques du monde entier qui voient dans l’appui de ce chef d’État, un encouragement à développer des projets propres et durables, ou pour le dire comme la maire de Biarritz, « l’importance d’un réseautage transsectoriel de haut niveau ».

Maider Arosteguy a d’ailleurs accueilli, ce mardi soir, son altesse sérénissime Albert II, en lui exposant les inquiétudes qui rongent la côte de sa ville et les espoirs que suscite aussi l’océan. Souhaitant associer son homologue de Saint-Sébastien, Eneko Goia Laso, présent à cet évènement, elle a indiqué « partager bien des visions pour le développement de nos territoires ».

Un makila en présent

« Nous savons créer une émulation de réflexions afin de construire des outils novateurs pour imaginer des solutions aux problèmes du présent et du futur », a-t-elle asséné. Un vaste programme pour lequel elle a équipé le prince d’un makila basque, en précisant qu’il aidait à la marche et pouvait être également une arme.

Albert de Monaco a gardé le bâton et le symbole afin de « trouver les bonnes pratiques à mettre en place pour préserver les écosystèmes ». Le prince estime que cette rencontre à Biarritz entre scientifiques, ONG et entrepreneurs permet d’entrevoir des solutions. « Ces rencontres servent à diffuser les dernières notions scientifiques et on compte sur la science », a-t-il confié à « Sud Ouest », jugeant « important que le dialogue se noue pour trouver ensemble des solutions globales ».


Le prince Albert II s’est vu offrir un makila par la maire de Biarritz Maider Arosteguy.

Rémi Rivière/Sud Ouest

Les conférences de hautes volées et parfois techniques, sont consacrées aux risques liés à l’océan, à la nécessité de préserver la biodiversité, aux enjeux économiques, comme la production d’énergie, la transformation durable des algues, les biomatériaux ou l’interaction entre la technologie spatiale et le maritime. Elles ont bien sûr un impact local au Pays basque, soit directement, avec par exemple le projet de construction d’un parc d’énergie houlomotrice qui sera présenté aujourd’hui par Mathieu Kayser, adjoint au maire de Biarritz chargé de l’Environnement, de la biodiversité et de la qualité de l’eau, soit indirectement, avec une rencontre sur le thème des stratégies que les assurances peuvent mettre en place pour gérer les risques de l’océan et réduire leur impact économique. Une autre rencontre opportune concerne le financement des aires marines protégées et peut être de bon conseil pour concrétiser le projet transfrontalier de création d’une aire marine protégée au Pays basque.

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