Le legs ancestral du Cameroun parade à Paris

CRITIQUE – Au Musée du quai Branly, les arts et traditions de ce pays bénéficient d’une présentation d’ampleur inédite, à grand renfort de costumesde confréries secrètes, trônes royaux et autres objets sacrés, d’habitude conservés sur le sol africain.

On les croit anciens ou au contraire, de prime abord, simples ersatz folkloriques. Et l’on découvre qu’en réalité, tous ces objets présentés dans un décor de village de brousse au musée des arts dits premiers, quai Branly, sont tout à fait sacrés, parfaitement vivants et actifs pour leurs propriétaires africains. Dans le vaste espace du rez-de-jardin, ces masques, calebasses et autres totems sont ceux de confréries traditionnelles ; corps de métiers, associations de classes d’âges, congrégations qui structurent largement l’ouest et le nord-ouest du Cameroun. Ils servent aux cérémonies, aux fêtes et danses populaires, encore partiellement rituelles et en tous les cas empreintes d’une sincère ferveur carnavalesque.

Une trentaine de chefs héréditaires, rois, reines, princes et même un sultan, des quatre aires culturelles du territoire des Grassfields ont accepté de les extraire des «sacristies» où ils reposent d’habitude. Cela d’autant plus volontiers que l’exposition a été conçue par l’association…

Cet article est réservé aux abonnés. Il vous reste 81% à découvrir.

Cultiver sa liberté, c’est cultiver sa curiosité.

Continuez à lire votre article pour 0,99€ le premier mois

Déjà abonné ?
Connectez-vous

Crédit: Lien source

Les commentaires sont fermés.