William Ruto confiant dans le prochain déploiement de policiers kényans en Haïti

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Le président kényan se dit optimiste sur le déploiement prochain en Haïti de policiers kényans, lit-on dans Alter Presse. William Ruto a parlé à l’agence Reuters à l’issue du sommet italo-africain à Rome. Pour lui, le déploiement de policiers kényans « pourra avoir lieu dès la semaine prochaine, si tous les documents sont remplis entre le Kenya et Haïti sur le plan bilatéral, comme suggéré par le tribunal ».

La semaine dernière, rappelle Alter Presse, la Haute Cour du Kenya avait estimé que la demande de déploiement faite par l’ONU était « inconstitutionnelle, nulle et non avenue », soulignant qu’il n’y avait « aucun accord réciproque entre le Kenya et Haïti ». Lorsqu’on a demandé au président kényan, écritLe Nouvelliste, « si des discussions étaient en cours avec Haïti pour obtenir le document nécessaire, Ruto a répondu : “Absolument. Haïti a en fait écrit officiellement, pas aujourd’hui, mais il y a plusieurs mois ». Le National rappelle que « le Kenya s’engage à déployer 1 000 policiers dans le cadre de cette mission, dont 300 devraient arriver en Haïti en février ».

Objectif : aider la police haïtienne à faire face à la violence des gangs. Une guerre qui s’est encore intensifiée ces derniers jours dans les quartiers du littoral de la baie de Port-au-Prince. Bilan : trente morts et plus d’une trentaine de blessés, écrit Le Nouvelliste. Et le terminal pétrolier de Varreux où sont stockés 70 % des produits pétroliers du pays a stoppé ses opérations ce mardi. Ce mardi, cela faisait quatre jours que de violents accrochages à l’arme automatique opposaient le gang de Wharf Jérémie à celui de La Saline.

Par ailleurs, les combats entre d’autres gangs ont poussé à nouveau plusieurs dizaines de familles à fuir ce mardi des quartiers de Port-au-Prince : des affrontements entre « Kraze baryè » et « 400 Mawozo » à Pernier, dans la commune de Pétion-Ville. Des personnes auraient été tuées, d’autres blessées et battues, précise Alter Presse. Un SOS a été lancé aux autorités par les habitants de Pernier et des zones avoisinantes. « La situation n’est pas différente au bas de la ville de Port-au-Prince », raconte l’agence de presse en ligne, « où le G9 dirigé par l’ancien policier Jimmy Chérizier affronte la bande armée de Gpèp ».

Mexique : le Cartel de Sinaloa a-t-il financé une campagne de Manuel Lopez Obrador ?

Révélation de la Deutsche Welle, reprise par le journal colombien Semana : le Cartel de Sinaloa aurait financé la campagne présidentielle de 2006 de l’actuel président mexicain Manuel Lopez Obrador. La journaliste de la Deutsche Welle en espagnol, Anabel Hernandez, explique s’être procurée une enquête secrète réalisée entre 2010 et 2011 par le bureau du procureur des États-Unis pour le district sud de New York et la DEA, l’agence fédérale américaine chargée de lutter contre le trafic de drogue. Une enquête qui, selon la journaliste, « a obtenu des preuves solides que le Cartel de Sinaloa a fourni entre 2 et 4 millions de dollars à la campagne présidentielle de Manuel Lopez Obrador en 2006 ».

En échange, l’organisation criminelle aurait demandé une protection, et le droit de participer à la nomination du procureur général de la République. À l’époque, Manuel Lopez Obrador n’avait pas été élu mais, écrit Semana, « comme c’est souvent le cas, et comme cela a été révélé durant le procès de procès d’El Chapo fin 2018-début 2019, l’organisation criminelle avait aussi versé de l’argent à la campagne de Felipe Calderón » qui, lui, a remporté le scrutin.

Réorganisation des services de renseignement brésiliens

Au Brésil, le président Lula limoge le numéro 2 des services de renseignement, l’Abin. Lula a remplacé en tout cinq personnes, parlant d’« abus de confiance », écrit en Une O Globo. Par contre, le chef des services de renseignement reste en place, remarque Folha de São Paulo. Alors de quoi s’agit-il ? L’Abin, écrit le quotidien, « est au cœur d’une crise liée à des enquêtes sur la possible mise en place d’une structure d’espionnage parallèle pendant l’administration de Jair Bolsonaro ». Le fils de l’ancien président a d’ailleurs fait l’objet d’une perquisition ce lundi, rappelle Correio Brasiliense.

La police fédérale, explique O Globo, soupçonne une collusion entre les personnes visées par l’enquête et la direction de l’agence de renseignement, d’où cette décision de Lula de modifier la structure de l’Abin. Une décision, analyse le quotidien, qui « témoigne une fois de plus de la méfiance de Lula à l’égard des structures de renseignement du gouvernement depuis son retour au palais du Planalto en janvier de l’année dernière ». Il a d’ailleurs, remarque Estadão, choisit un technicien, un politologue, pour remplacer le numéro 2 qu’il a limogé.

Selon le journal, les alliés du gouvernement et les juges de la Cour suprême font désormais pression sur le président pour qu’il limoge le numéro 1 de l’agence, et qu’il exige des changements dans son fonctionnement.

Un revers pour Elon Musk

Aux États-Unis, une juge donne raison à un actionnaire de l’entreprise Tesla : son propriétaire, Elon Musk, a été trop payé. Kathaleen McCormick ordonne donc à Tesla l’annulation du plan de paiement allant de 2018 à 2022, soit 56 milliards de dollars, écrit le Wall Street Journal. La juge estime que le processus d’approbation de ce plan était « profondément défectueux ». Une décision, écrit le quotidien économique, qui soulève plusieurs questions, entre autres de savoir « si ses liens avec le conseil d’administration de Tesla sont trop étroits ». Réaction d’Elon Musk sur son réseau X (repris par le Washington Post : « N’enregistrez jamais votre société dans le Delaware ».

Selon le New York Times, la décision de la juge va « envoyer un signal à d’autres compagnies qui ont octroyé à leurs responsables de très confortables plans de paiement. »

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