« Le début n’a pas été bon, bien évidemment », concède Amélie Oudéa-Castéra, qui ne compte pas démissionner

Jeudi, de nombreuses pancartes et slogans brandis par les enseignants en grève s’en prenaient directement à Amélie Oudéa-Castéra. « Je ne suis absolument pas indifférente, dans la vie je ne cache pas mes émotions, j’ai appris à en faire une force pour avancer », tente de balayer, ce vendredi matin sur TF 1, la ministre de l’Éducation nationale et des Sports, qui ne « démissionnera pas ».

Étrillée dès son arrivée rue de Grenelle pour ses propos maladroits sur l’école publique, la ministre reconnaît une difficulté, mais aucunement un ciblage. L’appel à mobilisation, « très suivi », a concédé la ministre, avait été déposé le 22 décembre, avant sa nomination, a-t-elle fait remarquer. La FSU a annoncé un taux de 47 % de grévistes dans les collèges et lycées, contre 20,26 % dans les 1er et 2nd degrés avancés par le ministère, un taux dans les deux cas élevés. « J’entends l’expression d’une volonté de défendre l’école publique, ça me va très bien. L’école publique, j’en viens, je sais ce que je lui dois, je sais l’ambition que je porte pour elle », a martelé Amélie Oudéa-Castéra, son inaltérable sourire accroché au visage.

Interrogée sur le fait qu’elle pourrait être menacée par ce gros couac fondateur alors qu’Emmanuel Macron et Gabriel Attal doivent compléter le gouvernement, elle rétorque que « ni l’un ni l’autre ne sont dans les états d’âme, ils veulent des ministres qui savent ce qu’ils veulent faire et qui bossent pour le faire, moi je suis dans l’action et je veux contribuer à la réussite de l’école parce que je pense avoir beaucoup de choses à apporter ».

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En réponse au syndicat Unsa, qui a estimé que ses débuts au ministère ont été « catastrophiques », celle qui est aussi ministre des Sports et de la Jeunesse depuis mai 2022 le reconnaît : « Le début n’a pas été bon, bien évidemment. Mais il faut regarder la façon dont j’ai commencé à avancer depuis trois semaines, les rencontres avec les organisations syndicales, ma feuille de route phasée devant le Conseil supérieur de l’éducation, en allant sur le terrain », déroule-t-elle. Et de le redire : « Je me suis excusée, je me suis expliquée, maintenant avançons ».


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