Publié le 2 février 2024
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En annonçant quitter « sans délai » la Communauté économique des États d’Afrique de l’Ouest (Cedeao) le 28 janvier, les juntes militaires au pouvoir au Mali, au Burkina Faso et au Niger ont provoqué un choc sans précédent. Assimi Goïta, Ibrahim Traoré et Abdourahamane Tiani affirment avoir engagé cette rupture au nom de la défense de « la souveraineté nationale » menacée par l’ « ingérence » néocoloniale de l’organisation sous-régionale.
Quelles conséquences ?
Après la création de l’Alliances de États du Sahel (AES) scellée par la signature de la « Charte du Liptako-Gourma » le 16 septembre 2023, cette « sécession » des trois pays est un pas supplémentaire dans le bras de fer qui se joue entre les régimes de transition et la Cedeao. Cette dernière, après avoir imposé des sanctions très durement ressenties par les populations et brandi la menace d’une intervention militaire contre le régime du général Tiani, avait pourtant changé de ton vis-à-vis des juntes. En décembre dernier, les chefs d’État ouest-africains avaient même laissé la porte ouverte au dialogue. Une main tendue que les autorités de transition des trois pays ont décidé de ne pas saisir.
Le divorce ne sera réellement effectif que dans un an, comme le stipulent les textes de la Cedeao. Mais d’ores et déjà, les conséquences politiques et diplomatiques de ce retrait inquiètent. Quel avenir pour la liberté de circulation ? Quels impacts après la fin des tarifs douaniers préférentiels ? Et s’oriente-t-on vers une sortie du franc CFA ?
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