La fébrilité régnait dans l’Auditorium de Verdun, dimanche, à l’occasion du premier match à domicile de l’histoire de l’Alliance de Montréal.
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Certes, il y avait un match de basketball de niveau professionnel à l’affiche. Il y avait les Québécois Kemy Osse, Hernst Laroche et Nathan Cayo, pour ne nommer que ceux-là, qui s’illustraient pour une première fois depuis belle lurette devant leur famille. Il y avait l’odeur du parquet neuf. Mais, surtout, il y avait cette impression d’assister à la genèse d’un nouvel incontournable montréalais.
«J’avais vraiment, vraiment hâte à ce moment-là, lance le détenteur d’un abonnement de saison Hugo Beausoleil, portant fièrement un chandail à l’effigie de l’Alliance.
«Le basket, c’est un sport qui manquait à Montréal. Cet événement-là, ce premier match, c’est important pas juste pour le basket, mais pour la Ville de Montréal aussi.»
On pourra trancher à la fin de la courte saison de la Ligue élite canadienne de basketball (LECB) quant à savoir si le pari des architectes de l’Alliance a rapporté. Il faudrait faire l’autruche toutefois pour avancer qu’il n’existe pas une culture de basketball bien vivante au Québec, selon le partisan et enseignant d’éducation physique José Perrier.
«Il y en a une énorme, aucun doute. Elle attend juste d’être développée.»
«Je pense qu’il y a du potentiel, ajoute son collègue Benoît Boisvert, avec qui il a emmené plusieurs élèves de l’école secondaire Louis-Philippe-Paré à la rencontre. Ç’a l’air bien mené et bien parti. Je ne verrais pas pourquoi ça ne fonctionnerait pas.»
Du divertissement et des pépins
La vice-présidente des opérations de l’équipe montréalaise, Annie Larouche, avait décrit, il y a plusieurs mois, le plan marketing de l’Alliance alors que l’organisation était encore à son stade embryonnaire: «Viens pour le party, reste pour le match».
Ainsi, l’Auditorium de Verdun a été l’hôte de plusieurs familles et néophytes de basket, qui ont longé la ligne verte du métro davantage en quête de divertissement que pour critiquer les schémas de jeu de l’entraîneur-chef Vincent Lavandier.
«Je veux un bon match et voir comment est le divertissement, indique Patricia Martinez, en visite à Verdun avec son copain et leur bébé. Nous avons un abonnement de saison, alors j’espère que l’ambiance sera aussi familiale qu’aujourd’hui.»
Au menu: de la musique vrombissante en tout temps pendant l’action, un spectacle de mi-temps du rappeur québécois Zach Zoya et une animation quelque peu maladroite durant les arrêts de jeu.
On peut s’attendre à ce que certains ajustements soient effectués concernant l’arrivée des partisans dans l’amphithéâtre. Plusieurs amateurs ont peiné à trouver l’entrée correspondant à leur siège, causant des embouteillages et le report du début des hostilités.
«On voit que c’est un peu en rodage, constate Hugo Beausoleil. Ça va juste aller en s’améliorant.»
Petits pépins techniques ou pas, l’esprit était à la fête dans l’Auditorium de Verdun. Et les milliers de Québécois présents semblaient simplement reconnaissants d’être aux premières loges pour voir s’écrire une nouvelle page d’histoire du sport professionnel montréalais.
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